samedi 24 décembre 2011

Chapelle de la Commanderie des Templiers de Libdeau à Toul (Meurthe-et-Moselle) : UN APPEL AUX DONS POUR LA SAUVER







S'il reste quelques sites templiers en Lorraine, celui du Libdeau est le plus pur dans sa transmission. Il constitue un des seuls véritables exemples d'architecture templière de la région.

Située sur la commune de Toul, dans un petit écart sur la route en direction de Dieulouard, l'ancienne commanderie du Libdeau a été bâtie au XIIème siècle et aujourd'hui seule la chapelle nous est parvenue (encore que sa porte soit sauvée au musée lorrain de Nancy).
Cette dernière est cependant intéressante sur le plan historique et architectural en elle même et par la rareté relative qu'elle constitue dans le mouvement templiers en Lorraine.

Commanderie tournée vers la culture céréalière et qui avait une taille importante, aujourd'hui la chapelle qui témoigne de cette grandeur passée fait peine à voir. Utilisée comme entrepôt agricole à priori, elle est devenue annexe d'exploitation agricole et son état est loin d'être à la hauteur de l'histoire.

La chapelle de la Commanderie de Libdeau est véritablement en danger et son état est alarmant faute d'entretien. C'est déjà presque un miracle qu'elle soit encore debout aujourd'hui... et il faut faire en sorte qu'au moins elle soit sauvée et pourquoi pas mise en valeur. Sinon ce sera encore un morceau de l'histoire de notre région qui va mourir sous nos yeux.

Sa toiture s'est partiellement effondrée en 2011, et les intempéries menacent désormais l'édifice. Le préalable indispensable à la restauration est l'acquisition de la chapelle par l'association qui s'est constituée en 2011 pour la secourir.

Il reste 5000 euros à régler pour débuter ensuite le projet de restauration. C'est urgent. Tous vos dons, même les plus modestes, sont une aide importante pour l’association qui se mobilise.

Amis du patrimoine, nous comptons sur votre aide.

Vous trouverez toutes les informations sur le site et le projet et pourrez faire un don en ligne sur le lien ci-dessous :
http://chapellelibdeau.blogspot.com/

Après l’acquisition, si elle devient possible, un programme de restauration se mettra en place avec l’appui de la Fondation du patrimoine et de toutes les bonnes volontés.

Voici un beau projet à soutenir alors que débutent les fêtes de fin d’année.

vendredi 23 décembre 2011

Idée cadeau pour les fêtes : Metz défigurée dans les années 1960-70 (par Jean-Claude Berrar)



C'est un sujet parfois tabou à Metz. On admire tant la ville historique qu'on ne voit pas forcément qu'il en manque de grandes parties (Pontiffroy, Saint-Jacques, Saint-Ferroy, Tanneurs, Les Roches, Coislin, Galeries Lafayette, Cité administrative, Port Saint-Marcel, Place Mazelle, Miséricorde...). Tout cela notamment par la faute d'un maire souvent encensé (Raymond Mondon) et qui a pourtant saccagé Metz bien plus que les trois guerres qui avaient précédées son mandat... Un urbanisme radical qui se voulait si moderne qu'il fut très vite démodé!
Cet ouvrage nous propose, dans la suite de l'exposition qui a eu lieu en 2011 aux archives municpales de Metz avec l'association Renaissance du Vieux Metz (http://www.metz.fr/metz2/sortir/trouver/fiche.php?no=5474), un voyage à une époque où la ville pouvait encore être sauvée et restaurée. Souvent on regrette, parfois on se dit que cela aurait pu être pire (ilôt Saint-Jacques notamment) mais toujours on prend plaisir à regarder ces photos.

En tout cas avec ou sans amertume on ne peut que conseiller cet ouvrage à tous les amoureux du patrimoine, à la fois pour se remémorer mais aussi pour éviter que cela ne se reproduise (c'est malheureusement actuellement le cas dans les villages proches des villes ou de la frontière luxembourgeoise : un saccage silencieux mais très important...).

Le livre est présenté ainsi :
"Dans cet ouvrage, Jean-Claude Berrar revisite ces pages d’histoire, à l’origine de tant de batailles acharnées. Tellement acharnées qu’aujourd’hui encore le sujet attise toujours les passions et nourrit la controverse. De très nombreuses cartes postales restituent l’ambiance de l’époque, nous font revivre les lieux avant et après les démolitions. Pour ne jamais oublier ! Depuis plusieurs décennies, Jean-Claude Berrar collectionne des documents inédits sur la ville de Metz."

On le trouve en librairie ou sur le site des Editions Serpenoise :
http://www.editions-serpenoise.fr/epages/EditionsSerpenoise.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/EditionSerpenoise/Products/9782876929098

Petit rappel en image de ces hérésies urbanistiques à Metz :
http://la-lorraine-se-devoile.blogspot.com/2009/03/quartiers-anciens-de-metz.html

mercredi 21 décembre 2011

Eglise néoclassique Saint-Martin à Salmagne (Meuse)







Le Barrois est connu pour ses églises entre gothique flamboyant et Renaissance naissante mais possède un patrimoine religieux où d'autres périodes sont aussi représentées.
C'est la cas de l'église Saint-Martin de Salmagne. Remplaçant un édifice plus ancien elle a été construite à la veille de la Révolution dans un style néoclassique très en vogue à l'époque. Le classicisme est ici conjugué à la pureté des lignes à l'extérieur comme à l'intérieur ce qui n'empêche pas une certaine richesse dans la décoration. Elle s'illustre aussi bien à travers l'effet des voûtes et des piliers prenant des airs de colonnes.
Si le statuaire et le mobilier sont plutôt caractéristiques du XIXème siècle on remarquera des autels plus anciens qui semblent dater du début du XVIIIème siècle et proviennent probablement de l'ancienne église.

Plus de renseignements :
http://catholique-verdun.cef.fr/spip/spip.php?article3290

samedi 17 décembre 2011

Charmes-la-Côte (Meurthe-et-Moselle) se mobilise pour retrouver et restaurer la statue de Sainte-Anne





C'est une belle histoire qu'est en train d'écrire le village de Charmes-la-Côte.

Une ancienne statue de Sainte-Anne (dans une éducation de la vierge) a quitté l'église à la Révolution pour se retrouver ensuite sur la façade d'une maison du village. De belle facture, cette statue de la fin du 16ème ou du début du 17ème siècle fut ainsi quelque part préservée. Mais il y a quelques années, le propriétaire de la maison a du vendre la statue qui est partie du village. Par chance, celle-ci a été retrouvée récemment chez un brocanteur. Des carpiniens (habitants de Charmes-la-Côte) éclairés décident alors de racheter la statue, de la faire restaurer et de lui faire retrouver sa place sur l'église du village. Mais pour cela il faut de l'argent et le petit village du sud des Côtes de Toul n'est pas très riche. Qu'importe, toutes les initiatives sont prises pour trouver des fonds et, pour permettre la réalisation de ce beau projet, une souscription vient d'être lancée avec la Fondation du patrimoine.

Si vous aussi, vous souhaitez aider Charmes-la-Côte dans cette belle initiative vous faire un don (dont vous pourrez défiscaliser 66% de la somme) directement en ligne sur ce lien :
http://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine-15/tous-les-projets-722/detail-statue-sainte-anne-a-charmes-la-cote-12324

Vous pouvez également réaliser ce don par voie postale en imprimant le bon ci-dessous :
http://www.fondation-patrimoine.org/read/15/projets/documents/bon%20de%20souscription%20charmes%20la%20C%C3%B4te_2809.pdf


Pour tout savoir sur le village de Charmes-la-Côte :
http://charmes-la-cote.fr/
http://carpinien.over-blog.com/

mercredi 7 décembre 2011

Prieuré bénédictin à Flavigny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle)







Au sud de Nancy, à proximité de la Moselle, Flavigny dissimule un ancien prieuré à l'architecture prestigieuse mais quelque peu dissimulée lors de la traversée de la commune.

Existant dès le 10ème siècle (fondé par Beranger, évêque de Verdun), ce prieuré est constitué de bâtiments dont la construction s'échelonna du 12ème au 18ème siècle mais c'est le siècle des Lumières qui domine l'ensemble bâti actuel.
Ayant peu souffert de la Révolution française car acheté par des propriétaires respectueux des lieux puis par des religieuses à partir de 1824, le prieuré verra définitivement partir les religieuses en 1904 (décrets de proscription contre les congrégations religieuses). A nouveau privatisé l'ensemble sera réquisitionné durant la seconde guerre mondiale.

En 1922 c'est le Doyen Jacques Parisot qui en hérite pour en faire un préventorium d'enfants qui se spécialisera en direction des enfants malades grâce à des dons américains (et malheureusement avec le don côté français de fabuleux vitraux de Valentin Bousch qui se situés dans l'église Saint-Firmin du prieuré : http://la-lorraine-se-devoile.blogspot.com/2011/01/un-vitrail-exceptionnel-originaire-de.html).
Depuis la vocation médicale en direction des enfants est restées. Si cela peut être regrettable car de nombreux éléments furent abîmés c'est en même temps cette occupation qui a sauvegardé le site par son utilisation. Une mise en valeur plus importante ne serait pas incompatible avec l'occupation du site cependant.

Plus de renseignements :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prieur%C3%A9_de_Flavigny-sur-Moselle
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=54196

lundi 5 décembre 2011

Eglise Art Déco Jésus Ouvrier à Talange (Moselle)







En évoquant Talange on pense rarement au patrimoine et pourtant, comme nombre d'anciennes cités industrielles du secteur elle n'en est pas dépourvue. Ancien village lorrain puis cité champignon de la sidérurgie la ville est aujourd'hui englobée dans la conurbation qui relie peu à peu Metz et Thionville. Si le patrimoine villageois et même de l'époque industrielle est fort malmené et peu valorisé dans ce secteur, on peut se réjouir que l'église se dresse encore fièrement.

Baptisée "Jésus Ouvrier", elle a une histoire atypique, elle symbolise le brassage humain qui caractérise l'histoire de la ville. En effet, Talange grandissant à partir du 20ème siècle elle nécessitait la construction d'une église plus vaste que celle d'alors (détruite dans l'ignorance en 1963 alors que son choeur datait du 13ème siècle notamment...). La ville fait alors appel aux financements locaux mais aussi des communautés italienne et polonaise et aux industriels, afin de construire, à partir de 1937, une église dans le style de moment, aux tendances Art Déco plutôt rare pour un édifice religieux. La construction sera interrompue par la seconde guerre mondiale et terminée ensuite sur les plans d'origine.
Entre modernité des dessins et traditions des volumes, tout en pierre de Jaumont, l'église Jésus Ouvrier de Talange est un édifice étonnant à découvrir au centre de la ville.

Plus de renseignements :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Talange