samedi 27 février 2010

Château renaissance à Réchicourt-le-Château (Moselle)







Dans le Pays du Saulnois, entre Vic-sur-Seille et Sarrebourg, et non loin de Dieuze, se trouve Réchicourt-le-Château. Au pays du sel le village a pourtant un autre trésor à offrir : son château.

Rappelons que si le village et en plein coeur de Lorraine, il a toujours, ou presque, était une terre du Saint-Empire germanique et cela jusqu'à la Révolution française alors même que la Lorraine était devenue française en 1766!

Au coeur du village, et faisant face à l'église, on peut être satisfait que ce secteur, qui a connu beaucoup de guerres, ai laissé ce château presque intact.
Construit au XVème siècle, l'édifice a était grandement transformé au XVIème siècle pour offrir son aspect actuel. Fortement marquée par le style renaissance, la bâtisse peut même être qualifiée de raffinée par nombre de détails comme cette logette légèrement saillante en façade.
Des remaniements moins importants (et peu visibles en extérieur) ont eu lieu aux XVIIème et au XVIIIème siècles dont l'escalier intérieur ou la porte extérieure située à l'arrière du château qui sont de remarquables éléments.

Ce petit concentré d'architecture savoureuse ouvre au public les dimanches d'été.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=57564

Demeure renaissance à Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle)







Bourg situé entre Nancy et Lunéville, Rosières-aux-Salines a un riche passé dont elle hérité un beau patrimoine. Parmi les nombreux édifices remarquables, cette demeure renaissance située à l'entrée de la ville, au numéro 9 de la rue Léon Bocheron.

Il s'agit de l'ancien corps de logis des Bénédictins.
Ce fût également la demeure de Poirson Baudoin de Rosières (conseiller du Duc de Lorraine) avant de devenir la propriété de Bonnaventure Rennel (confesseur du Duc de Lorraine Charles III). Ces derniers occupaient l'édifice au XVIème siècle et ils l'ont reconstruit (ou remanié profondément une base existante?). L'ensemble a été remanié également au XVIIème siècle pour conserver globalement son aspect actuel en forme d'hôtel particulier "à la française" (en forme de U) avec sa petite cour d'honneur fermée par une porte à entablement placée au XVIIème siècle. Les bâtiments proches étaient des dépendances des Bénédictins.

Un immeuble intéressant sur un axe urbain qui invite à la découverte architecturale.

Plus de renseignements :
http://rosieresauxsalines.reseaudescommunes.fr/communes/article_menu_explication.php?id_art=9339

jeudi 25 février 2010

Chapelle médiévale du Vieux Astre à Sepvigny (Meuse)







La vallée de la Meuse, entre Neufchâteau et Vaucouleurs, invite à l'évasion mais aussi au calme et au repos intérieur. Ces choses là sont celles du ressenti mais il n'est pas rare qu'elles vous viennent comme ici, à Sepvigny. Ce petit village est déjà doté d'une église remarquable en son coeur mais cache un petit trésor à quelques centaines de mètres : la chapelle (ou église pour certains) de Vieux Astre.

Un nom qui intrigue mais pas plus que le lieu lui même!

Entourée par le cimetière du village, cette chapelle est en fait le choeur d'une ancienne église datée de la fin du XIIème siècle et du XIIIème siècle. Depuis le XVIIIème siècle elle semble avoir cette allure étonnante d'église devenu chapelle par rétrécissement. Outre la beauté en simplicité qui se dégage du lieu (et le paysage qui ajoute une ambiance de plus), on notera la présence d'éléments remarquables ici ou là et surtout de belles fresques à l'intérieur de la chapelle. Ces dernières sembleraient dater du XVIème siècle.

Si la chapelle accuse le poids des âges, surtout à l'intérieur, les projets de rénovations semblent s'esquisser avec en plus la remise en place des vitraux qui devrait se faire d'ici un à deux ans.

Sepvigny, "Un lieu où souffle l'esprit" comme certains le disent pour la colline de Sion! En tout cas un lieu à découvrir.

Plus de renseignements :
http://sepvigny.blogspot.com/2008/05/eglise-du-vieux-astre.html

mercredi 24 février 2010

Immeuble classique à Nancy (Meurthe-et-Moselle)







Bel immeuble situé au 110 rue Saint-Dizer, à l'angle avec la rue du Four. Faisant le symétrique structurel du numéro 112 (situé de l'autre côté de la rue du Four mais sur le même axe, la rue Saint-Dizier), l'édifice dispose de la même organisation. Mieux, comme son homologue du 112 il montre sa cour et son escalier à qui se glisse dans la ruelle et lève les yeux.

L'escalier, en extérieur, laisse deviner qu'il s'agit d'un immeuble antérieur au XVIIIème siècle pourtant bien marqué sur ses façades.

A l'origine, l'immeuble a du être bâti au début du XVIIème siècle.
Les corps de bâtiments ont donc été entièrement remanié en façades au siècle des Lumières en arborant un style classique agrémenté de belles ferronneries. C'est aussi au XVIIIème siècle que l'escalier a été entièrement repensé apparemment. Peut-être à vis à l'origine (présence d'une tourelle qui le laisse supposer), l'escalier est alors reconstruit comme on peut le voir aujourd'hui ou presque. A ce moment là il devait avoir l'aspect de l'escalier ouvert du 112 rue Saint-Dizier. C'est probablement au XIXème siècle que l'ensemble fut fermé en laissant deviner l'architecture tout en préservant du froid l'hiver. Cependant on devine encore la ferronnerie du XVIIIème siècle.

Encore un bel immeuble dans la cité des Ducs de Lorraine et qui nous offre sa beauté mais aussi son organisation et son évolution.

Plus de renseignements :
http://www.ot-nancy.fr/centre_historique/index.php

mardi 23 février 2010

Immeuble classique à Nancy (Meurthe-et-Moselle)







A Nancy on connait souvent la place Stanislas voire toutes les places classiques. On connaît aussi de mieux en mieux la Vieille Ville et l'Art Nouveau mais face à ces itinéraires touristiques, la Ville Neuve de Charles III fait encore pâle figure et c'est bien à tort (Nancy 2012 ayant aussi pour voeux de rattraper ce déficit de notoriété).
Il faut dire, pour excuser cet immense oubli, que ce quartier a été longtemps malmené mais aujourd'hui il se réveille et ouvre une grande page de l'histoire de Nancy avec une débauche d'immeubles nombreux et de grande qualité.

On rappellera rapidement qu'au XVIème siècle Nancy était à l'étroit dans les remparts de sa Vieille Ville. Alors que toutes les villes européennes de l'époque s'élargissaient avec une nouvelle ceinture de remparts, le duc de Lorraine Charles III décide la création d'une Ville Neuve à côté de la Vieille Ville avec son propre système urbain et de remparts bien que connectée à la Vieille Ville. On a alors deux villes de Nancy qui seront réunies par la troisième ville, celle de Stanislas voulue au XVIIIème siècle pour recoudre les deux villes.

C'est dans cette Ville Neuve, dont le plan a été dessiné à la fin du XVIème siècle, que se trouve ce bel immeuble, au numéro 112 de la rue Saint-Dizier, épine dorsale de la Ville Neuve.
Du fait de sa position avec l'angle de la rue du Four, on peut mieux comprendre comment s'organise l'immeuble type du quartier avec son bâtiment sur rue, sa cour intérieure, son arrière corps de bâtiment et, entre les deux, un escalier qui lie les bâtiments via une sorte de loggia héritée du modèle nancéien de la Renaissance.

Ainsi, l'immeuble offre de belles façades classiques (même si les ferronneries sont repensées au XIXème siècle) avec notamment une belle porte à mascaron donnant sur la rue du Four. Pourtant, l'édifice est peut-être plus ancien. En effet, on aperçoit, en arrière cour, l'escalier qui est organisé en extérieur du bâtiment. Si le style est résolument du XVIIIème siècle on peut supposer qu'il s'agit d'un escalier plus ancien car au XVIIIème siècle les escaliers ne se faisaient plus sur les extérieurs. Ils sont plus typiques du XVIème ou du début du XVIIème siècle.

Alors on a probablement à faire à un immeuble de la fin du XVIème siècle (ou du début du XVIIème siècle) complètement remanié au XVIIIème siècle avec quelques retouches en façade au XIXème siècle.

Un bel édifice qui, au delà de sa beauté, nous offre sa structure depuis l'espace public et notamment ce bel escalier.

Plus de renseignements :
http://www.ot-nancy.fr/centre_historique/index.php

lundi 22 février 2010

Fontaine monumentale à Chalaines (Meuse)







La Meuse est un des grands départements français si l'on s'attache à répertorier les éléments du patrimoine lié à l'eau. Ce département lorrain surprend également par la qualité de ses ouvrages de type fontaines, lavoirs et autres éléments parfois combinés.

Un exemple parmi tant d'autres, la fontaine monumentale au centre du village de Chalaines, dans la vallée de la Meuse du côté de Vaucouleurs.

Non seulement cette fontaine est belle mais révèle un vrai savoir-faire local. En effet c'est l'architecte Verneau et l'entrepreneur de Delouze (village proche, du côté de Mauvages) Jean-Baptiste Bertin qui sont à l'origine de cette oeuvre construite en 1856. Le mouvement hygiéniste d'alors prévoyait 7 fontaines pour le village mais seule celle-ci semble avoir été édifiée.

Ornementée notamment d'un enfant chevauchant un dauphin, la fontaine était dans un triste état il y encore quelques années. Aujourd'hui la commune a fait rénover l'ensemble en faisant restituer les parties perdues.

Une belle fontaine mais aussi un bel exemple de valorisation du patrimoine!

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=55097&NUMBER=53&GRP=0&REQ=%28%2855097%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

Fontaine à Removille (Vosges)







En faisant le tour des fontaines et autres lavoirs de Lorraine on trouve toute sorte de styles et de pierres suivant le site où l'on se trouve même si une certaine constante domine.

Dans l'ouest des Vosges, la tradition des fontaines de village est relativement bien développée et de belles oeuvres s'offrent à nous. C'est le cas de Removille où cette fontaine, au coeur du village, attire l'attention par son authenticité.
S'il est vrai qu'une petite rénovation ne nuirait pas à son charme, cette fontaine, typique de celles produites au XIXème siècle, apporte sa présence par sa forme comme son doux ruissellement.

Dommage que la maison qui la borde immédiatement soit défigurée par des modifications regrettables.
L'ambiance de village reste malgré tout car le reste de village a conservé relativement bien son aspect.
Il est important de conserver ces éléments du petit patrimoine de proximité, un temps supprimé, car il fait partie, au delà de l'histoire, de la valeur ajoutée du cadre de vie de nos village comme ici à Removille.

Plus de renseignements :
http://www.cc-pays-de-chatenois.fr/FR/tourisme.php?PAGEID=47&lang=FR

Immeuble renaissance à Rambervillers (Vosges)







Encore un beau témoignage de la Renaissance dans cette belle ville de Rambervillers!

On se situe là au 64 rue Carnot et l'immeuble est classé Monument Historique.
Si le rez-de-chaussée a été complétement remaniée au XVIIIème siècle le reste de l'immeuble est très bien conservé et est même magnifiquement restauré jusque dans les moindres détails.

L'inventaire régional des Monuments Historiques de Lorraine nous apprend que l'intérieur réserve aussi de belles surprises comme cheminée, jardin ou escalier hélicoïdal.

Une étape de plus dans le patrimoine de Rambervillers comme dans la Renaissance en Lorraine.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=88367&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%2888367%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

dimanche 21 février 2010

Temple Neuf à Metz (Moselle)







Il étonne ou il détonne cet édifice au coeur de Metz. Situé en pointe de la petite île du Saulcy, le Temple Neuf, oeuvre massive de germanisation, tranche radicalement avec la place classique ordonnancée voulu par les français au XVIIIème siècle juste à côté.

Metz, ville République devenue française en 1552, se fond dans une architecture oscillant entre Italie et France adaptée au contexte local entre pierre de Jaumont et chaux traditionnelle.
Annexée à l'Allemagne à partir de 1871, Metz va devenir un phare pour l'Allemagne face à la France toute proche. Constructions nombreuses et oeuvres d'urbanisation novatrice, le choc de l'annexion loin de nous aujourd'hui, on découvre et apprécie cet apport patrimonial important pour l'évolution de Metz, véritable laboratoire européen d'architecture!

Alors l'annexion n'a pas consisté immédiatement à "germaniser" Metz de manière systématique. Il y a eu souvent des opérations consistant à restituer l'architecture locale. Mais les choses vont changer et au tournant du XIXème au XXème siècle la volonté de l'occupant, à travers l'empereur Guillaume II notamment, est de germaniser clairement la ville. Résultat : des immeubles qui semblent transportés depuis l'Allemagne dont ce Temple est un exemple concret.

Cependant, cette germanisation (aussi bien par le style que par la perre) de la place de la Comédie jugée trop française, n'a pas été faite sans les contestations des messins de l'époque! Mais l'empereur (qui inaugurera lui même l'édifice) fait face et le Temple est construit de 1901 à 1904. D'architecture néo-romane, il s'inspire de la cathédrale allemande de Spire.

Si la ville compte d'autres bâtiments de cette époque, la situation urbaine de ce temple peut l'assimiler à un "OVNI" architectural. Paradoxalement, s'il a été fort décrié en son temps (plus pour des raisons idéologiques que pour des motifs d'architecture et d'urbanisme cela dit), le Temple Neuf est devenu aujourd'hui un des monuments les plus photographié de Metz. Autrefois marque de l'ennemi, aujourd'hui il est un héritage du patrimoine devenu produit d'appel touristique. Sa situation en pointe d'une île y est aussi pour quelque chose.

Un élément étonnant et qu'on se le dise, de toute beauté, que le visiteur à Metz ne peut manquer!

Plus de renseignements :
http://www.mairie-metz.fr/metz2/decouvrir/quartier/ile/temple.php
http://temples.free.fr/temples/metz1.htm

Immeuble renaissance à Rambervillers (Vosges)







La Renaissance est passée dans les Vosges et y a laissé ses traces. A Rambervillers, si c'est l'Hôtel de Ville qui retient toute l'attention pour cette époque, au fil des rues, on peut observer de discrets mais non moins beaux immeubles.

C'est le cas de cet édifice au 33 rue Carnot dans le centre-ville.
Si les baies du rez-de-chaussée et la toiture ont connu des évolutions, le reste de la façade semble intégralement conservé depuis le XVIème siècle. Globalement bien restauré pour ce qui de la façade, cet immeuble est probablement un ancien hôtel particulier qui s'offre encore au passant.

Plus de renseignements :
http://www.ville-rambervillers.fr/servlet/ShowInfo?M=S11SFR-1RF