dimanche 31 janvier 2010

Eglise classique Saint-Maurice à Domgermain (Meurthe-et-Moselle)







Petit village des côtes de Toul, Dongermain possède une église qui domine la paysage.
Au coeur du village, Saint-Maurice a été bâti au début du XVIIIème siècle, de 1732 à 1734. Remplaçant une église médiévale située en dehors du village, on peut s'interroger sur la réutilisation de matériaux ou la réutilisation d'un bâtiment préexistant en lieu et place car on trouve quelques éléments plus anciens en façade.

Qu'importe l'église offre ses formes sobres à la silhouette du village et surtout cache un orgue remarquable, acheté par le village à la Révolution française alors que le couvent des Cordeliers de Toul était vendu comme bien national. Restauré plusieurs fois depuis, l'orgue est un des plus intéressants du secteurs pour des concerts de grande qualité.

Domgermain, un village lorrain à découvrir pour son patrimoine comme pour son site naturel accroché aux côtes de Toul.

Plus de renseignements :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Domgermain
http://orguedomgermain.free.fr/sommaire.htm

jeudi 28 janvier 2010

Eglise médiévale ou pré-renaissance Saint-Médard à Blénod-lès-Toul (Meurthe-et-Moselle)







Petit bourg blotti au pied des côtes de Toul, Blénod-lès-Toul cache bien des trésors hérités de son passé prestigieux de place forte.

Parmi ces trésors se trouve bien sûr l'église Saint-Médard. Au coeur du bourg, elle surprend par sa taille importante et sa situation entourées d'anciens remparts qui ont évolué en habitat du XVIème au XVIIIème siècle.

L'église proprement dite peut facilement être être identifiée comme médiévale par son style gothique malgré son imposant portail renaissance. En fait les choses sont complexes. L'édifice a été construit entre 1506 et 1512. Si une partie de l'Europe est en pleine Renaissance, la Lorraine y adhèrent lentement, par petites touches. Ainsi, la Renaissance s'invite timidement mais surement dans cette église (et c'est une des premières en Lorraine) qui est médiévale par son style mais renaissance par son époque de construction ainsi que par nombre de ses décors. Un peu à l'image de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, surtout au travers des édifices religieux, le gothique fait de la résistance en Lorraine et s'invite là où il peut, sorte "d'assurance" pour l'Eglise d'être garante des traditions.

Blénod-lès-Toul débute donc une sorte de pré-renaissance ou de période de transition. Qu'importe l'église surprend par sa beauté autant que par ses dimensions. Sur le modèle d'une église "halle", Saint-Médard possède de superbes verrières avec quelques beaux vitraux et une rosace en façade qui interpelle le visiteur car elle surplombe le portail d'un style renaissance affirmé.
La toiture en ardoises bien développée est restaurée et apporte sa grandeur à la silhouette de l'église.

Blénod-lès-Toul mérite donc une belle escale lors de l'exploration des côtes de Toul, témoignage de la puissance de l'ancien évêché toulois mais aussi des premières offensives de la Renaissance en Lorraine.

Plus de renseignements :
http://www.etudes-touloises.com/articles/105/art2.pdf

lundi 25 janvier 2010

Manoir seigneurial renaissance de Romain-aux-Bois (Vosges)







Petit village du "bout du monde", Romain-aux-Bois ne manque pas de charme dans le cul-de-sac de son fond de vallon près de Lamarche, dans le sud des Vosges.

Parmi les richesses du village il y a le manoir seigneurial.
Bâti à la fin du XVIème siècle, cet édifice arbore un style renaissance discret mais certain. Restauré peu à peu depuis ces dernières décennies, le manoir retrouve son allure d'antan.
Bel exemple d'une mise en valeur d'un patrimoine de proximité, l'ensemble se fond dans une nature splendide et offre un lieu de promenade privilégié.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=88394&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%2888394%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

samedi 23 janvier 2010

Château médiéval à Dommartin-sur-Vraine (Vosges)







La plaine des Vosges regorge de surprises de pierres pour qui veut les chercher.
Au détour de la vallée de la Vraine, Dommartin arbore les vestiges importants d'un château médiéval sur le haut de sa colline.

L'édifice a été construit au début du XVème siècle sur un site occupé depuis le XIème siècle par les évêques de Toul. Il est remanié entre la seconde moitié du XVème siècle et les années 1520.
Depuis le XIXème siècle l'ancien château est utilisé en ferme et connaît alors de profondes restructurations.

On lit cependant encore très bien l'enceinte carrée cantonnée à l'origine de quatre tours circulaires.
La partie sud est la mieux conservée, intégrant le portail et d'importants restes du logis, témoin des influences de la Renaissance lors de remaniements du XVIème siècle. Les bases de la tour nord-ouest sont en partie conservées.

Aujourd'hui l'édifice n'est plus une ferme et trouve une vocation culturelle qui lui permet de connaître peu à peu de belles restaurations. Chantiers internationaux avec Rempart, souscription publique avec la Fondation du Patrimoine... les bénévoles passionnés se mobilisent efficacement pour faire honneur et faire revivre cet héritage de notre histoire.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=88150&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%2888150%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
http://www.fondation-patrimoine.net/fr/delegations-projet.php4?id=512

Château classique à Chalaines (Meuse)







La vallée de la Meuse réserve bien des trésors. Près de Vaucouleurs, là où elle s'écoule dans de délicieux lacets qui se fondent dans un océan de verdure, le village de Chalaines surplombe ce panorama bucolique.

Le village compte, entre autres, un beau château de plaisance. Son entrée se situe du côté du village mais sa façade monumentale se trouve du côté arrière, s'offrant à la vallée de la Meuse.
Construit en 1784 pour Jean-Baptiste Pernot (conseiller du roi Louis XVI et son procureur en la juridiction des traités de Vaucouleurs), le château restera dans la famille jusqu'en 1844 et change ensuite de proriétaires. Cependant elle appartient à la même famille depuis 1914.

De style classique le château a connu certains réaménagements intérieurs au XIXème siècle. La façade arrière joue des différences de niveaux du sol en bordure de la vallée et offre ainsi un fronton qui accentue l'effet de hauteur alors que la façade avant sur la rue joue la discrétion.

De domaine privé non ouvert à la visite, le château ouvre ses portes lors des journées du patrimoine en septembre, de quoi réserver déjà son programme pour cette journée!

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=55097&NUMBER=6&GRP=0&REQ=%28%2855097%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

mercredi 20 janvier 2010

Palais du Gouverneur à Metz (Moselle)







Etonnant, intriguant ou imposant, le moins que l'on puisse dire dire c'est que le Palais du Gouverneur de Metz ne laisse pas indifférent!

Construit entre 1902 et 1904, il est situé sur la Citadelle de Metz, construite par les français au 16ème siècle! Pied de nez à l'histoire il n'est cependant pas si isolé car proche du quartier "impérial" et de sa gare, oeuvres monumentales d'une germanisation contrôlée de la ville à cette époque. Au coeur d'un parc de verdure où l'on peut admirer l'ancien rempart romain et les salles souterraines d'une ancienne tour d'enceinte médiévale (tour d'Enfer), le Palais germanise le lieu mais finalement trouve plutôt bien sa place dans un ensemble urbain (la citadelle) qui s'est construit en 1600 ans (de Saint-Pierre-aux-Nonnains à la réhabilitation de l'Arsenal)!

L'ancien Palais du Gouverneur était devenu Palais de Justice (et l'est toujours) après la Révolution française et lorsque Metz devint allemande le nouveau pouvoir décida la construction d'un nouveau Palais pour le Commandant du 16ème corps d'armée. Le site est alors à la fois symbolique et stratégique, à mi-chemin entre la gare et le coeur de ville tout en restant un lieu de plaisance ou la demeure comme le jardin arborent les éléments de plaisirs et de raffinement de l'Allemagne d'alors.

L'architecte qui réalisa les plans est Schönhals alors que le suivi des travaux sera assuré par l'architecte Stolterforth. Si l'ensemble est germanisant il est de style néo-renaissance flamande mais emprunte aussi au style néo-gothique. Ce mélange prend corps et s'il n'enchante pas tous les messins alors occupés, il est aujourd'hui très apprécié pour son style affirmé et particulier à cette époque. D'ailleurs, malgré la pâte germanique, "l'occupant" a utilisé la pierre locale de Jaumont pour construire l'édifice, cela lui donnant une attache de plus pour entrer dans l'histoire de la ville!

Si le coeur historique de Metz est plutôt marqué par le 15ème siècle sous influence italienne ou par le 18ème siècle français, l'époque de l'annexion allemande a laissé non seulement l'incroyable quartier "impérial" mais aussi nombre de trésors étonnants dispersés dans toute la ville. Peu à peu ils ont trouvé leur place dans l'histoire de Metz jusqu'à devenir une locomotive à l'éventuel classement de la ville au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Aujourd'hui le Palais du Gouverneur accueille le Commandant de la région militaire Nord-Est (de Lille à Strasbourg) et poursuit donc sa vocation d'origine mais au service de la France.

Gageons que la visite du Palais du Gouverneur, lors des journées du Patrimoine, saura vous surprendre et vous donner envie de découvrir et de mieux comprendre ce patrimoine atypique de l'histoire de Lorraine.

Plus de renseignements :
http://www.mairie-metz.fr:8080/metz2/decouvrir/quartier/esplanade/gouverneur.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_du_Gouverneur

lundi 18 janvier 2010

Immeuble renaissance à Nancy (Meurthe-et-Moselle)







Au coeur de la vieille ville de Nancy, à l'intersection de la Grande Rue et de la rue Callot, se trouve un immeuble remarquable.
Dans ce dédale d'immeubles de style et d'époque Renaissance les belles portes ou les sculptures ne sont pas rares. Si les deux façades du 2 rue Callot sont plutôt simples, elles contrastent avec la magnifique échauguette qui s'accroche à leur angle. Elément phare de l'édifice, elle est délicieusement travaillée jusqu'en dans les petits mascarons conçus pour l'écoulement des eaux.

Au détour de la Grande Rue, le 2 rue Callot pointe ainsi sa silhouette et son échauguette intrigue le passant tout comme il s'inscrit dans cet itinéraire d'art et d'histoire qu'est la vieille ville de Nancy.

Plus de renseignements :
http://www.ot-nancy.fr/centre_historique/index.php

vendredi 15 janvier 2010

Ancien Magasin aux Vivres à Metz (Moselle)







Situé sur ce qui était la citadelle de Metz, le magasin aux vivres est un monument important par sa taille comme par le témoignage historique qu'il constitue.

Metz est devenue française en 1552 et ce bâtiment est construit avec l'ensemble de la citadelle en 1569. C'est donc un témoignage précieux des constructions militaires du XVIème siècle.

Son nom traduit bien sa fonction car le bâtiment servait au stockage des vivres pour les militaires ce qui rassurait, en même temps, les messins dont la crainte que les militaires français puisent dans leurs greniers (deux existent encore dans la ville) était ainsi levée.

Inventorié Monument Historique depuis 1969, il était devenu possession de la Ville de Metz qui l'avait racheté à l'Armée.

Un temps dégradé, il a fait l'objet d'une fabuleuse restauration/restructuration/réutilisation dans les années 2000 où la Ville de Metz a trouvé un porteur de projet audacieux. Preuve que notre patrimoine peut être la solution idéale aux besoins du présent, le Magasin aux Vivres accueille depuis 2005 le restaurant du même nom ainsi qu'un hôtel 4 étoiles qui porte lui le nom de la Citadelle! Deux adresses en une à ne pas manquer dans la ville!

Ce monument aux allures de paquebot est au coeur d'un espace qui mélange église romaine, chapelle médiévale, bâtiments militaires du XVIème siècle, immeubles du XVIIIème siècle et architecture germanique du début du XXème siècle (avec le Palais du Gouverneur) dans une parfaite harmonie de pierres et de végétation.

Plus de renseignements :
http://www.citadelle-metz.com/

lundi 11 janvier 2010

Immeuble classique à Nancy (Meurthe-et-Moselle)







Le quartier Charles III de Nancy (qui est en fait la ville neuve voulue par le Duc Charles III à la fin du XVIème siècle) est divisé en petits quartiers dont celui de Saint-Sébastien à l'ouest.
Cette partie du quartier est aussi, avec le secteur gare assez proche, celui qui a connu les plus grands bouleversements urbains dans les années 1960-70. Aberration urbaine et patrimoniale, la destruction d'une grande partie du secteur Saint-Sébastien aura la vertu de laisser des cicatrices telles que la Vieille Ville, pourtant tout autant insalubre alors, sera restaurée dans les années 1980 dans le respect du bâti existant. Le résultat entre les quartiers parle de lui-même...
Autres temps, autres moeurs, on a malheureusement perdu ce quartier Saint-Sébastien en grande partie et un morceau cohérent de la ville neuve de Charles III.

Les immeubles anciens étaient en général remaniés par le style classique voire rocaille du XVIIIème siècle. Ainsi était la maison de Jean Lamour qui a aussi disparu avec ces rues...

Petite réjouissance, lorsque l'on contourne l'actuel Centre Commercial Saint-Sébastien, on peut encore admirer les façades qui faisaient face à celles qui ont disparu.

La rue des Ponts est particulièrement concernée. Elle semble être le rempart de la ville historique qui a tenu bon aux assauts des idéaux prétendus modernistes.
A l'extrémité sud de la rues des Ponts, c'est même les deux côtés de la rue qui ont subsisté.
C'est là que ce trouve ce bâtiment ici en photo. Le 58 rue des Ponts qui arbore encore toute la beauté de ces immeubles rappelant de petits hôtels particuliers. Probablement construit avant le XVIIIème siècle, la façade, et peut-être tout le bâtiment, ont été remanié au siècle des lumières.

D'un style classique sobre et pure, la façade est ornée d'une belle porte, seul élément majeur relayant des fenêtres hautes et discrètes mais non moins élégantes.

L'étagement noble des niveaux et l'harmonie d'ensemble que l'on retrouve sur cette portion de rue sont malheureusement vite évincés par les constructions des années 1970 qui esquissent leurs silhouettes. L'architecture contemporaine aurait pourtant pu s'épanouir ailleurs, sans détruire l'âme de Nancy en ces lieux même si de fait quelques constructions étaient intéressantes (Tour Joffre, Tri Postal...) mais situées en porte-à-faux...
Aujourd'hui heureusement, ces éléments sont préservés et ont été intégrés au secteur sauvegardé de l'ancienne capitale ducale.

Plus de renseignements :
http://www.nancy-guide.net/index.php/Histoire/Thematique-:-Quelques-aspects-particuliers-de-l~Histoire-de-Nancy/L~urbanisme

dimanche 10 janvier 2010

Théâtre de Lunéville (Meurthe-et-Moselle)







Lunéville est bien connue pour son château, ses faïences ou même sa broderie. Par forcément de manière immédiate pour son théâtre. A l'image de sa synagogue, ce bâtiment fait partie des trésors d'architecture qui ponctuent la ville.

Situé sur le coté droit du parc du château mais donnant sur la vieille ville, le théâtre actuel a une centaine d'années mais remplace un édifice plus ancien. A l'origine il y avait là un théâtre construit en 1733 en grande partie en bois. Ayant vu défiler les fastes de la cour ducale, auxquels il était réservé, il laisse un souvenir longtemps mémorable dans les mémoires des lunévillois. Malheureusement il brûle en 1908.

C'est alors que va être construit, en lieu et place, le théâtre actuel inauguré en 1911. Cet ouvrage de taille moyenne, mais à l'apparence grandiose, est du à l'architecte nancéien Lucien Weissenburger. De style néo-classique voire classique (je pencherais plutôt pour cette qualification), le théâtre est une sorte de rappel aux temps des Ducs de Lorraine. Cela nous montre en parallèle le talent de Lucien Weisenburger qui, bien que maître de l'Art Nouveau, a réalisé ici un bâtiment de son temps mais en lien avec l'histoire quitte à oublier un peu l'Art Nouveau.

Les deux principales sculptures illustrent la Comédie à droite et l'Opéra à gauche.
La façade principale est élaborée mais les autres sont conçues dans la plus grande simplicité. En effet, donnant sur le parc du château elles s'effacent au profit de la perspective.

Un bâtiment conçu tel un objet mais en lien avec l'histoire et la trame urbaine de Lunéville. Non seulement le bâtiment est un trésor mais il est encore un temple dédié à la culture puisque toujours en activité.

Plus de renseignements :
http://www.luneville.fr/decouverte/monuments/theatre/