lundi 28 décembre 2009

Publicité : 40 années de saccage des paysages qui n'ont pas épargné la Lorraine... mais des solutions existent







L'avènement de la société de consommation à outrance dès les années 1950-60, a amené son lot de problèmes dont la publicité est un élément notoire. Difficile de dresser l'état des lieux de ce vaste sujet. En effet, du cahier d'école de nos enfants à la télévision en passant par nos magazines, la publicité est partout et si elle est surement une nécessité, force est de constater que son utilisation à haute dose est fortement préjudiciable.

Parmi ces formes de publicité, celle qui paraît la plus violente en ce qui concerne le patrimoine est bien sûr celle des panneaux qui envahissent nos rues, nos routes, nos immeubles, nos paysages... Cette publicité est violente car elle est obligatoirement subi par tous et parce qu'elle est à proprement parler hideuse sans compter les thèmes qui peuvent en plus être grossiers voire indignes (misogynie, culte de la consommation, apologie de la "malbouffe"...).

Comment en est-on arrivé là? La Lorraine, la France, l'Europe, et même aujourd'hui le monde entier est concerné par ce problème. Il est, je pense, impossible de l'isoler d'un tout qui est la société de consommation à outrance. Consommer est en soi une nécessité et peut légitimement être un plaisir qui existait de tout temps. Ce qui est là problématique c'est le culte de la consommation à tout prix, de l'éphémère... au détriment de la qualité, de la culture... Lotissement, boîtes en fer faisant office de magasins, voiture systématisée pour tout déplacement... sont autant de paramètres liés à cet ensemble.
C'est donc, au delà de l'urbanisme et de la sauvegarde du patrimoine, l'ensemble de nos échelles de valeurs qui est à repenser et peu à peu il semble que cette prise de conscience gagne de plus en plus de personnes.

La Lorraine pose souvent le problème de son image, certains s'interrogent sur notre identité, il y a là des actions concrètes pour offrir une image plus belle de la Lorraine tout en cultivant notre identité paysagère et patrimoniale qui appartient à tous, lorrains comme simple visiteurs.

Pour en revenir à la publicité par panneaux visibles sur la voie publique, il s'agit donc d'une des innombrables conséquences urbaines désastreuses de la consommation à outrance pour notre environnement.

La Lorraine, comme toutes les régions, n'a pas été épargnée par ces panneaux mais aussi les enseignes gigantesques qui défigurent les entrées de villes et bien au delà également.
Les panneaux de quatre mètres par trois se cumulent à des panneaux plus petits, toujours plus nombreux, prenant toutes les formes. Tantôt lumineux toute la nuit, d'autres défilent plusieurs publicités, certains sont légaux, d'autres non, certains se déculpabilisent avec un plan de ville au dos, d'autres défigurent une ferme lorraine en village alors que tant d'autres s'accumulent à nos entrées de villes. Et que dire des centres de nos villes qui ne sont pas non plus épargnés! Aucun lieu ne mérite d'être enlaidit par ces panneaux et pourtant, de la zone commerciale au bord d'autoroute, de la rue principale d'un village à l'artère d'un quartier, la publicité est partout. Elle se montre énorme sur un pignon, se dissimule en abris-bus...

Que faire alors? Tout interdire? Cela semble difficile pourtant on pourrait se questionner quand on analyse le contenu destiné souvent à de grandes enseignes ou marques (Mac Donald, Auchan, Leclerc (qui lutterait pour préserver l'environnement paraît-il...) pour ne citer qu'eux) alors que les petits commerces locaux et/ou de proximité ont peu l'occasion de pouvoir se "payer" une publicité.

Alors si on ne peut interdire on peut très significativement non seulement stopper 40 ans d'expansion mais réduire grandement le nombre et la taille de ces panneaux.

Alors voilà quelques pistes d'actions pour que les paysages lorrains retrouvent toute leur beauté et que nos demeures, même modestes ne soient offensées par ces publicités et enseignes :
- Faire appliquer la loi en supprimant systématiquement tous les panneaux illégaux car ils sont nombreux,
- Interdire toute publicité en secteur sauvegardé ou protégé (ZPPAUP, périmètre de monument historique, parcs naturel régionaux...),
- Mettre en place et/ou appliquer un règlement de publicité communal,
- Interdire toute publicité lumineuse (outre la laideur maintenue même de nuit, c'est une pollution visuelle et une consommation d'énergie à l'heure où les villes font l'effort d'éteindre leurs monuments passer minuit ou une heure...),
- Promouvoir des totems respectueux de l'environnement bâti ou naturel pour remplacer les panneaux en entrée d'agglomération et promouvoir les commerces locaux,
- Limiter la taille des panneaux publicitaires et des enseignes des magasins en mettant en place la taxe locale sur la publicité et les enseignes (une belle avancée du Grenelle de l'Environnement),
- Ne pas entrer dans un conflit frontal mais plutôt chercher les marges de manoeuvre progressives pour arriver à un consensus permettant, à terme, de diminuer clairement les panneaux et enseignes publicitaires,
- Etc.

Personnellement j'ai toujours conçu ce blog comme un lieu, parmi d'autres, d'échanges d'idée et d'informations sur le patrimoine lorrain. Malgré une dextérité informatique limitée j'essaie de prendre garde de véhiculer une image agréable et réaliste de notre région aux 1000 trésors cachés. Le patrimoine est pour moi un levier permettant aux habitants de Lorraine de se réapproprier leur région, leur histoire mais aussi de donner envie à d'autres de visiter voire de venir vivre en Lorraine. Jamais je n'ai donc accepté de publicité (même si elle ne défigurerait pas un monument ou un paysage à proprement dit) car cela fait partie de l'esprit du blog.

Il est important que chacun, dans ce souci d'image mais aussi de respect de son propre cadre de vie, prenne conscience avec attention de ce problème afin de sensibiliser le plus grand nombre et nous accompagner dans cette lutte pour la préservation des paysages naturels et bâti de Lorraine.

C'est peut-être ça la volonté de se grandir. Ne pas vouloir se cantonner aux clichés sur notre région c'est oser la rendre plus belle pour que tous prenne conscience de sa beauté. C'est faire de la lutte contre ces panneaux publicitaire un axe majeur de l'ambition lorraine...

Des sites sont particulièrement documentés pour permettre des actions efficaces aux citoyens mais aussi aux élus et techniciens des collectivités :
http://paysagesdefrance.org/
http://www.bap.propagande.org/
Les photos de cet article sont extraites de ces deux sites internet.

Hôtel de Heu à Metz (Moselle)







Rue de la Fontaine, entre place Saint-Louis et Saint-Thiebault, l'Hôtel de Heu offre sa fabuleuse façade, fruit de plusieurs siècles d'histoire et témoin remarquable des influences architecturales qui ont façonné Metz.

La famille de Heu arrive à Metz au XIIIème siècle en provenance de Huy (charmante ville chargée d'histoire entre Liège et Namur en Belgique) et va rapidement devenir une des plus puissantes et des plus riches familles de la ville épiscopale. De nombreux Heu gouverneront la ville en tant que maîtres échevins et d'autres seront paraiges (nom donné aux riches commerçants messins).
Une famille d'un tel prestige se devait donc d'avoir une demeure à sa mesure.
C'est ainsi que l'Hôtel de Heu fut bâti à la fin du XVème siècle dans le style messin c'est à dire l'adaptation locale des styles toscan et lombard marqué par le mur écran mais aussi les hautes fenêtres étroites surmontées de trilobés. Des touches gothiques sont aussi distinguables en façades alors que des remaniements ont eu lieu ensuite, notamment aux XVIIIème et XIXème siècles en ce qui concerne les ouvertures.
On remarque encore un magnifique escalier à vis du XVème siècle qui s'ouvre sur la façade en partant du porche à croisée d'ogives.

Une véritable pépite d'architecture, témoignage parlant du Metz médiéval voire renaissance que l'on retrouve aussi place Saint-Louis, colline Saint-Croix ou en Outre-Seille.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=57463&NUMBER=37&GRP=0&REQ=%28%2857463%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

Temple néo-gothique de Garnison à Metz (Moselle)







Quelle est belle et fièrement dressée cette flèche dans le ciel messin! Un clocher parmi tant d'autres me direz-vous? Non car c'est le plus haut de toute la ville alors que, paradoxalement, ce n'est qu'un clocher dépourvu de sa nef!

Alors qu'est-ce donc que ce monument que certains ne regardent même plus tant il fait partie du paysage?
Situé dans le square du Luxembourg, dans le quartier des îles, fief historique des grandes abbayes messines jusqu'au XVIIIème siècle, le Temple de Garnison a un peu plus d'un siècle.
Construit de 1975 à 1881, au début de la première occupation allemande de l'Alsace-Moselle, ce Temple est destiné avant tout aux soldats (d'où son nom) luthériens allemands qui sont nombreux à Metz depuis 1871. La construction est de style néo-gothique en pierre de Jaumont. Ce respect du style architectural local tranche avec la frénésie de la germanisation des années 1900 mais ce n'est pas un cas unique puisque la grande façade avant de l'église Sainte-Ségolène ou le portail de la cathédrale de Metz seront reconstruits dans le même esprit. Cependant c'est la seule vraie grande construction neuve en ce style qui aura lieu à Metz.

Vaste vaisseau de pierre, le Temple aura même l'audace de dépasser d'un mètre la plus haute tour de Metz : les 88 mètres de la tour de la Mutte (beffroi de la ville qui constitue la plus haute tour de la cathédrale Saint-Etienne).
Mais sa vie dans son intégrité ne durera qu'un peu plus d'un demi-siècle puisque la seconde guerre mondiale va le malmener pour qu'il brûle finalement en 1946. Ne sera alors conservé que le clocher qui a été restauré et merveilleusement mis en lumière depuis. Le Temple était cependant désaffecté depuis le départ des allemands en 1918 mais les protestants ont, entre temps, construit un Temple dans la démesure : l'extraordinaire Temple Neuf, devenu aujourd'hui un emblème de Metz (véritable pied de nez à l'histoire!).

Ce clocher du ciel messin n'est donc pas qu'un élément du paysage urbain mais c'est aussi un élément éclairant l'histoire de Metz et son annexion, bien plus complexe qu'il n'y paraît... Un élément de notre patrimoine à plus d'un titre!

Plus de renseignement :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Garnison
http://www.mairie-metz.fr:8080/metz2/decouvrir/quartier/ile/garnison.php

jeudi 24 décembre 2009

Eglise médiévale Saint-Nicolas à Neufchâteau (Vosges)







Pointant fièrement sa silhouette par dessus toute la ville de Neufchâteau, l'église Saint-Nicolas est un musée extraordinaire en elle-même.
Souvent considérée comme l'église des "riches" par rapport à l'église Saint-Christophe en bas de la vieille ville, Saint-Nicolas est riche d'art et d'histoire.

Construite à partir du XIIème siècle, l'église qui s'offre aux yeux aujourd'hui date du XIIIème siècle. D'un style gothique, elle a connu des évolutions, notamment les chapelles latérales ajoutées aux XV-XVIème siècles, mais garde globalement son esprit d'origine.

Outre des statues, tableaux et objets d'art de grande facture, le trésor que renferme cette église tient dans sa structure même.
En effet, l'église primitive du XIIème siècle est toujours présente car elle constitue la crypte de l'église actuelle, construite par dessus au XIIIème siècle. Adossée sur l'ancien rempart et profitant du dénivelé, cette crypte est particulièrement éclairée et se devine de l'extérieur. Cette église est véritablement un festival d'architecture, d'histoire, d'art et de défi structurel. C'est un peu "la cerise sur le gâteau" d'une ville historique offrant tant de merveilles.

Pour la visiter il faut s'adresser à l'Office de Tourisme ou en Mairie.

Plus de renseignements :
http://www.neufchateau-tourisme.com/
http://www.mairie-neufchateau.fr/pageLibre000108e1.html

Porte (ou Tour) Chaussée à Verdun (Meuse)







Ville d'histoire, Verdun connaît encore une grande partie de son système de fortifications dont certaines parties sont bien plus anciennes que celles du XVIIème siècle exécutées par Vauban.
C'est le cas de la Porte Chaussée appelée aussi Tour Chaussée.

Marquant l'entrée principale de Verdun, quand cette ville se "cantonnait" sur la rive gauche de la Meuse, cet édifice a été bâti au XIVème siècle. Ouvrant sur la route de Metz, on doit cette porte au riche drapier Jean Wautrec.

Rappelant la Bastille parisienne aujourd'hui détruite, la Porte Chaussée a connu des modifications au cours de son histoire. On remarque notamment le passage modifié au XVIIème siècle qui permet la traversée de porte.
Cependant, si les remparts sont tombés il y a bien longtemps, la porte reste dans sa presque totalité de style médiéval avec notamment gargouilles et machicoulis dont le travail de sculpture est remarquable. Le pont levis sur la Meuse a été remplacé depuis 1880 par un pont reconstruit depuis. Cependant la porte a été sauvée en cette période de toute modernisation outrancière par un attachement profond des verdunois à ce patrimoine.

Servant un temps de prison, la porte appartient à la ville depuis plus d'un siècle et accueille aujourd'hui l'AVF (association Accueil des Villes Françaises).

La herse de bois est cenpendant visible lorsque l'on passe sous l'édifice qui est ouvert à la visite lors des journées du patrimoine ou lors d'une visite à l'association!

Un édifice médiéval remarquable dans une ville riche en surprises qui nous rappelle sa grandeur dans l'histoire, au delà de la terrible bataille de 1916. La Porte Chaussée est aussi devenue un emblème de la ville de Verdun décliné à plus d'un titre.

Plus de renseignements :
http://verdun.over-blog.net/article-13442764-6.html

mardi 22 décembre 2009

Ancien Hospice Saint-Nicolas de Metz (Moselle)







Entre la place Saint-Louis, la place Saint-Martin et la place Saint-Thiebault l'ancien Hospice Saint-Nicolas est aux portes du coeur historique de Metz.

C'est le plus vieil hôpital de la ville puisqu'il a été construit au XIIème siècle dans ce qui était alors le Neufbourg. Oeuvre d'un riche bourgeois, il a prospéré avec les aides des évêques et de la ville notamment en permettant à de nombreux malades de guérir (ou de mourir dignement...) à travers les siècles.

Modifié aux XV-XVIème siècles il a alors hérité de cette belle porte de style gothique flamboyant. Le XVIIIème ou le XIXème siècle apporteront leurs modifications bien qu'aujourd'hui l'hospice ait perdu ses fonctions ancestrales.

Un édifice qui attire le regard dans ce carrefour passant du centre-ville.

Plus de renseignements :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hospice_Saint-Nicolas

Ancien Hôtel de Ville classique de Saint-Mihiel (Meuse)







Concentré de patrimoine, Saint-Mihiel a plus d'une surprise à offrir. On distinguera, au détour de la rue Raymond Poincaré, une bâtisse fort imposante : l'ancien Hôtel de Ville.

Construit dès le XVIème siècle il offre aujourd'hui deux parties. L'une, à l'arrière et visible du côté, date du XVIème siècle et offre encore de beaux éléments Renaissance. L'autre, façade sur rue, a été grandement reconstruite au cours du XVIIIème siècle et offre une superbe façade de style classique sur la rue. Cette ensemble est surmonté d'un campanile et constitue le coeur de l'ancien Hôtel de Ville.

S'il est désaffecté en tant que tel depuis 1978 au profit des locaux de l'ancienne abbaye bénédictine, l'ancien Hôtel de Ville est toujours propriété communale. Il offre des locaux à des associations et ouvre ses portes lors des journées du patrimoine pour le plus grand étonnement des visiteurs.

Bel immeuble dans une rue qui ne l'est pas moins, cet élément participe à l'ensemble architectural remarquable qu'est Saint-Mihiel et offre sa lanterne dans le ciel de la ville.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=55463&NUMBER=65&GRP=0&REQ=%28%2855463%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

dimanche 20 décembre 2009

Banque Caisse d'Epargne à Commercy (Meuse)







Commercy est aux portes des carrières d'Euville, pierres privilégiées par les architectes Art Nouveau il y a un siècle. Pourtant, ce style qui se voulait en rupture avec son époque a parfois fait alliance avec lui.
En effet, sur la place du Général De Gaulle, au centre de Commercy, trône fièrement la Banque Caisse d'Epargne. La façade fort décorée est de style éclectique dans la tradition du XIXème siècle. On retrouve diffèrents "néo-styles" qui se cotoient pour mettre en exergue la puissance de la Banque mais aussi les villes sur lesquelles elle reigne en Meuse comme Saint-Mihiel ou Gondrecourt-le-Château.

Passé cette façade imposante, c'est à l'intérieur que nait la surprise. En effet, lors de sa construction en 1900 par l'architecte verdunois Paul Nicolas Chenevier, le bâtiment se préparait à accueillir une banque dont la richesse reposait notamment sur l'exploitation de la pierre pour les immeubles Art Nouveau. Pour la décoration d'une salle du rez-de-chaussée on a donc fait appel notamment à Victor Prouvé, éminent peintre (et architecte) de l'Ecole de Nancy, pour peindre murs et plafond.

Cet ensemble remarquable vaut à l'immeuble sa protection au titre des Monuments Historiques.
Si bien sûr Commercy cache bien d'autres trésors cet édifice illustre la diversité et la qualité d'un patrimoine parfois insoupçonné. Pour le visiter ce sera les journées du patrimoine...

Plus de renseignements :
http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0037956

Immeuble classique à Neufchâteau (Vosges)







Au coeur de la plaine des Vosges Neufchâteau possède un patrimoine architectural du XVIIIème siècle fort remarquable qui lui vaut d'être protégée par un secteur sauvegardé. Si d'autres immeubles plus anciens existent on est particulièrement surpris par la densité et la qualité des façades de style classique que nous a légué le siècle des Lumières.

Parmi ces façades, on s'arrêtera sur le n°31 de la rue Saint-Jean. Tout en pierres de taille cet immeuble est un bijoux discret qui fait la synthèse entre la sobriété du classicisme et un décor non moins recherché. Du masque surmontant la porte aux ferronneries des fenêtres le détail est partout. Parmi les agrafes, corniche et autres détails qui agrémentent la façade on ne peut signaler la qualité des menuiseries et surtout la porte. Au pays du meuble et du bois le savoir faire est donc maîtrisé depuis longtemps comme en témoigne l'imposte de la porte. Exceptionnel ailleurs, presque commun à Neufchâteau, ce travail ne mérite pas moins l'attention de tous afin de conserver et de mettre en valeur un patrimoine encore top méconnu.

Plus de renseignements :
http://www.mairie-neufchateau.fr/pageLibre000108e1.html
http://www.vosges.pref.gouv.fr/fichiers/services/architecturePatrimoine/FichePratique/FP4-NEUFCHATEAU_secteurSauvegarde.pdf
http://www.neufchateau-tourisme.com/

Hôtel de Gargan à Metz (Moselle)







En Nexirue, au centre de Metz mais en retrait des artères commerçantes, un hôtel discret mais non moins intéressant ouvre sa large façade sur une rue étroite : l'Hôtel de Gargan.

La façade attire le regard car malgré sa hauteur tout à fait classique sa largeur et ses ornements la distingue de ses voisines.
L'édifice en question semble dater du XIIIème siècle et construit sous l'influence architecturale italienne déjà importante à Metz à cette époque. Remanié au XVème et XVIème siècles notamment, l'Hôtel de Gargan, arbore un vaste mur écran crénelé qui rappelle la puissance de la famille à l'origine de sa construction. Des influences romanes aux trilobés gothiques, une petite histoire de l'évolution des styles architecturaux est possible...

Hôtel particulier à l'origine l'édifice a été longtemps le jeu de Paume de Metz avant d'être théâtre puis revendu à la Révolution. Aujourd'hui il abrite des logements et a été restauré pour nous offrir sa façade étonnante et imposante et nous rappeler l'histoire de Metz.

Plus de renseignements :
http://www.mairie-metz.fr:8080/metz2/decouvrir/quartier/centre/nexirue.php