mardi 26 mai 2009

Ville et Métiers d'Art, Label d'un savoir-faire artisanal d'exception





Promouvoir une sélection du meilleur de l'artisanat d'art français, voilà ce que propose le label "Ville et Métiers d'Art". En cette matière 64 villes du territoire ont obtenu ce label sur la promotion d'un ou plusieurs artisanats locaux.
La Lorraine est très bien représentée avec 7 villes labellisées et cela est bien normal. En effet, si l'Île-de-France a profité depuis des siècles de la capitale de France (manufactures royales...), notre région a elle hérité d'un patrimoine artisanal exceptionnel qui la place dans les premières régions de métiers d'art de France et même du monde. Il n'y a rien d'exagéré ni même un brin de chauvinisme dans ces propos car les manufactures lorraines possèdent parfois une renommée de la Chine aux Etats-Unis, des Emirats arabes à la Russie.
Alors quelles sont les villes lorraines qui possèdent ce label ?
Il y a tout d'abord Nancy avec son héritage d'artisanats multiples depuis les ferronneries du XVIIIème siècle aux génies de l'Art Nouveau (ébénisterie, verrerie...).
Mais c'est aussi Vannes-le-Châtel, siège de Daum et ses objets en pâte de verre connus dans le monde entier. La fabrique a toujours lieu sur place alors que Nancy connaît toujours le magasin d'usine et le magasin classique.
Mirecourt, dans les Vosges, est la seule ville française où l'on compte encore une Ecole de lutherie et la fabrique de violons reste un pilier de la ville même si les temps sont durs.
Baccarat, autre ville lorraine, a donné son nom à une des marques de cristal les plus célèbres du monde, c'est naturellement que la ville est labellisée métiers d'Art.
Longwy et ses célèbres émaux connaît une attraction grandissante dans ce domaine et la reconnaissance artistique de la cité neuve de Vauban complète sa reconnaissance à l'UNESCO.
Depuis peu, Lunéville et ses célèbre faïences mais aussi sa broderie, fait aussi partie de ce réseau d'esthètes de la fabrication artisanale de haute qualité.
Enfin, parce que l'art du meuble est aussi un savoir-faire bien ancré en Lorraine, Neufchâteau a rejoint ce groupe de villes vantant l'excellence française dont la Lorraine est un véritable fief.
Mais d'autres villes pourraient encore rejoindre ce réseaux comme Saint-Louis-lès-Bitche qui est, avec Baccarat, une des deux plus célèbres marques de cristal de luxe au monde (toutes deux lorraines). Liffol-le-Grand quand a elle est déjà considéré comme la capitale française du meuble alors que l'imagerie marque encore Epinal. Et puis Meisenthal et ses boules de Noël, les faîences de Nidervillers, le textile vosgien ou les fonderies de Meuse pourraient agrandir un giron qui doit rester d'excellence mais offrir un éventail large de nos savoir-faire.
Plus rapidement que le patrimoine bâti, le patrimoine artisanal a connu une reconnaissance locale et une promotion certaine même si beaucoup reste à faire, parfois même pour le sauver. Peut-être parce que la source d'emploi est mieux perceptible et le risque de la disparition un problème économique immédiat à éviter. Saluons toutes ces initiatives et stimulons ce label.
Mais n'oublions pas que si Baccarat, Saint-Louis ou Daum sont mondialement connus, la reconnaissance lorraine est loin d'être acquise car beaucoup imaginent toujours qu'il s'agit de manufacture parisiennes quand ils savent que c'est en France. Et oui, le show-room parisien de Baccarat est bien plus glorieux que le muséee local et pourtant... Et que dire de l'artisanat disparu comme Boussac, le fer blanc de Bains-lès-Bains ou les fonderies d'Ecurey?
Il y a encore à inventer, à réinvestir mais le potentiel lorrain dans ce domaine est tout simplement énorme!
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Ville et Pays d'Art et d'Histoire, Patrimoine et animation culturelle de reconnaissance nationale





En France, 137 villes (ou pays mais c'est plus rare) possèdent le label "Ville/Pays d'Art et d'Histoire". Reposant au départ sur un potentiel patrimonial certain voire exceptionnel, la collectivité qui s'engage à obtenir et à conserver ce label se voit dans l'obligation d'animer son patrimoine architectural, son héritage historique et culturel. C'est ainsi une véritable convention qui lie la ville et le label sous contrôle de l'Etat.
Les démarches de valorisation doivent être aussi bien dans la touristification que dans la transmission et la sensibilisation aux habitants, aux enfants. Classes patrimoines, ateliers, charte graphique à respecter, mise en place d'un CIAP (Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine), animations, recrutement d'animateurs du patrimoine et de guides certifiés... sont autant de démarches indispensables à l'obtention de ce label, gage d'une qualité patrimoniale et d'une animation culturelle.

Et en Lorraine on en est où me direz-vous?
Et bien malgré un potentiel architectural, artistique et culturel certain, notre ancien duché ne compte qu'une seule ville labellisée "Ville d'Art et d'Histoire" : Bar-le-Duc (les deux premières photos), la préfecture de la Meuse. Ce label est une juste reconnaissance de la qualité urbaine exceptionnelle de l'ancienne capitale des Ducs de Bar et les efforts faits par cette dernière vont vers une reconnaissance accrue à terme de cette cité. Le chemin est encore long et le CIAP n'est pas encore là mais les choses avancent et les visites thématiques ou la sensibilisation de tous les publics connaît une dynamique en croissance constante.
Mais si Bar-le-Duc a montré l'exemple, les 136 autres villes concernées ne sont, pour aucune, en Lorraine et c'est bien dommage.
Cependant Verdun (3ème photo) et Metz (4ème photo) étudient au plus près la labellisation ce qui serait une bonne reconnaissance de leurs qualité mais aussi un appel à encore plus de sensibilisation au patrimoine dans ces villes.
Parce que ce label de haute qualité est reconnu en France, la Lorraine a tout intérêt a compter plus de villes brandissant les couleurs de l'art, de l'histoire et de l'architecture. Alors quelles villes autres que Bar-le-Duc, Verdun ou Metz?
On peut d'ores et déjà proposer des villes dont le potentiel exceptionnel ne peut qu'appeler une labellisation à terme : Nancy, Lunéville, Toul, Pont-à-Mousson, Neufchâteau, Saint-Mihiel, Pays de Montmédy, Commercy...
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samedi 23 mai 2009

Patrimoine mondial de l'UNESCO, le label par excellence







Quel est le point commun entre ces photos? Les quatre premières sont des sites lorrains inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO alors que la dernière représente une candidature à ce même label.

De toutes les labellisation qui démarquent un site, une ville, l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO demeure la plus prestigieuse mais aussi la plus rentable en terme de retombées économiques.

En effet, par ses critères de sélection, l'UNESCO reconnaît au site un caractère de beauté et de conception exceptionnelles, uniques ou très rares, s'inscrivant dans l'histoire de l'humanité, rien que ça!

Ajoutons à cela que ce label bénéficie d'une visibilité internationale et on comprend alors pourquoi certains se battent pour l'obtenir. Mais les choses ne sont pas si simple car si la France regorgent de trésors d'architecture mais aussi de sites natutrels (qui peuvent aussi être classés avec une variation des critères), la suréprésentation de notre pays a conduit l'UNESCO à ne sélectionner qu'un seul site par an au classement afin de rendre lisibilité à toutes les cultures du monde (les dossiers de candidature étant complexes et coûteux tous les pays n'étaient pas égaux devant les chances d'inscription). Cela a d'ailleurs conduit Besançon à imaginer l'inscription d'une série de sites Vauban dans tout le pays afin d'augmenter ses chances d'inscription de sa propre citadelle, chose faîte en 2008.

Et en Lorraine on en est où?

Et bien depuis 1983, l'ensemble XVIIIème de Nancy (Places Stanislas, d'Alliance et de la Carrière) est inscrit au parimoine mondial et ce à très juste titre. Ce fut même un des 15 premiers sites français à être classé bien avant Lyon ou Bordeaux. Comme quoi la capitale des Ducs de Lorraine mérite une reconnaissance sans frontières.

Mais depuis la Lorraine n'a plus été représentée ni même candidate si ce n'est la forêt du Pays de Bitche classée réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO sans que cela n'équivale la liste du patrimoine mondial en terme de reconnaissance.

S'aggripant sur la liste des sites Vauban d'exception lancée par Besançon, Longwy a fait beau jeu avec sa ville neuve et ses remparts et fait partie, depuis 2008, des 12 sites Vauban classés à l'UNESCO. Un beau coup où l'on aurait aimé retrouver Toul voire Montmédy... En tout cas, depuis 1 an, la Lorraine compte deux sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO avec Nancy et Longwy.

Pendant ce temps, et depuis 2005/2006, Metz a monté un dossier de candidature pour faire classer son exceptionnel quartier impérial construit sous l'occupation allemande. En effet, les bombardements de 1944 en Allemagne ont détruits la plupart de ces quartiers d'un urbanisme nouveau à la charnière des XIXème et XXème siècles. De fait, Metz ayant été épargnée, elle conserve un des plus beaux exemples de cette architecture avec laquelle une gare exceptionnelle organise le quartier. Alors Metz à l'UNESCO? Compliqué car la concurrence est rude mais le dossier suit son chemin. C'est d'ailleurs pour être plus facilement retenue que l'ancien évêché a retenu ce quartier rarissime plutôt que sa cathédrale qui, bien qu'exceptionnelle, connaît trop de de soeurs semblables déjà classées en France. Alors on va patienter sur un enjeux important pour l'image de Metz mais aussi de toute la Lorraine qui change d'image à mesure que l'on reconnaît ses facettes.

Autre candidature en Lorraine? Depuis 2008 la Meuse parle de faire classer l'ensemble de ses sites mémoriaux de la première guerre mondiale en parallèle avec d'autres sites d'autres régions. Une bonne idée en réseau peut-être mais qui met en avant un cliché de guerre qui colle trop souvent à la peau de la région mais si cela permet d'amener des touristes et de ne pas oublier pourquoi pas.

En attendant pourquoi pas imaginer le classement de la ville haute de Bar-le-Duc et son quartier Renaissance? Car si tout ne peut être classé pour le coup il s'agit là d'un trésor rare et exceptionne bien que trop méconnu. La ville de Nancy pourrait en parallèle élargir son classement à l'ensemble de son centre histoire (comme Lyon, Bordeaux ou Strasbourg) car de la Renaissance à l'Art Nouveau, c'est tout le développement urbain de la ville qui est un exemple d'exception.

Le patrimoine mondial de l'UNESCO, un label à savoir utiliser mais qui peut s'avérer être une clef de réussite urbaine et touristique quand son utilisation est judicieuse, Nancy et ses places en témoignent.

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Pont de l'ancienne cartonnerie à Moyen (Meurthe-et-Moselle)






De quand date ce pont du petit village de Moyen? Connu pour son château médiéval, Moyen cache d'autres trésors dont ce pont qui enjambe la Meurthe. Aux premières sources il semblerait qu'il date du XVIIIème siècle malgré son aspect plus ancien et qu'il était lié directement à l'ancienne cartonnerie qui le jouxte non loin de là, aujourd'hui bien mal en point.
Pourtant, à y regarder de plus près on dirait bien que ce pont date du XVIIème voire du XVIème siècle... Qu'en est-il réellement? Difficile à dire toujours est-il qu'il a peut-être été réutilisé par la cartonnerie au XVIIIème siècle mais qu'il préexistait pour traverser la Meurthe.

Aujourd'hui c'est un élément remarquable du patrimoine local qui s'offre au curieux qui sort à peine de la grande route toute proche.

vendredi 22 mai 2009

Rambervillers, Pierres de charme oubliées sur la Mortagne (Vosges)






Dans l'ouest des Vosges, posée sur la rivière Mortagne, Rambervillers est une petite cité discrête dont l'écho est rare sur l'ensemble de la Lorraine. Et pourtant la ville a connu un riche passé dont témoignent toujours ses monuments dont certains sont assez exceptionnels.
C'est bien sûr le cas de son hôtel de ville renaissance, rare exemple d'une maison de ville construite en tant que telle au XVIème siècle et toujours présente au coeur de la cité. On remarquera avec plaisir que les maisons renaissance de la même époque sont parfois encore présentes au coin des rues. Cela nous amène à observer chaque façade et là c'est avant tout un défilé de portes et de fenêtres d'immeubles du XVIIIème siècle. Certains, plus tardifs, du XIXème siècle, méritent également le coup d'oeil. On pourra malheureusement déplorer l'état assez préoccupant dans lequel les propriétaire laissent ces immeubles ou ,quand ils reçoivent tout bonnement en guise de restauration une défiguration regrettable. Mais au delà de ce constat on peut espérer que la ville tire un jour partie de cet atout remarquable hérité des siècles qu'est son patrimoine.
On remarquera aussi l'église Saint-Libaire du XVIème siècle ou encore le château des Capucins, véritable petit Trianon local!
Ici et là des tours médiévales témoignent de la ceinture fortifiée alors que le patrimoine industriel du XIXème siècle pointe son visage.
Non, vraiment Rambervillers, ville fondée au IXème siècle par Rambert de Mortagne, tantôt messine, tantôt lorraine, ne manque vraiment pas d'attrait pour le curieux ou l'amoureux de la pierre. Gageons que la situation économique complexe de la ville d'aujourd'hui trouve son salut dans la réhabilitation de ses belle bâtisses.
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mercredi 20 mai 2009

Immeuble art nouveau à Metz (Moselle)






L'Ecole de Nancy a fait de cette dernière une des capitales mondiales de l'art nouveau. Metz alors annexée par l'Allemagne va connaître une période de constructions architecturallement orientées vers le goût de l'occupant : un mélange de Jugenstyl et de néomédiéval germanique qui verra son apogée avec la construction du quartier impérial.

Il n'empêche qu'un immeuble art nouveau, assez proche de ceux que l'on peut retrouver à Nancy ou même à Commercy se trouve en plein centre ville de Metz, sur la place Saint-Jacques. Etonnant que cet édifice aux formes arrondies et saillantes à la fois dont le travail de ferronnerie est plaisant à voir. Méritant plus qu'un simple passage du piéton à ses pieds, même la banque qui occupe son rez-de-chaussée a cru bon reconstituer une vitrine s'intégrant avec cet art nouveau "nancéien" en terre alors conquise par nos voisins.

Hôtel de Ville renaissance de Rambervillers (Vosges)





Petite ville des Vosges, Rambervillers est riche d'un patrimoine important marqué aussi bien par la Renaissance, le siècle des Lumières que le XIXème siècle.
Si parfois les immeubles de la ville semble avoir besoin d'une restauration d'ensemble, l'Hôtel de Ville, lui, illumine le passant par sa beauté et sa prestance à laquelle on ne s'attend pas forcément au tournant de cette grande rue qui traverse la cité.
Construit au XVIème siècle dès lors pour être la maison de la ville, l'édifice a aussi été brûlé peu de temps après pour être reconstruit comme en témoigne encore les écritures de 1581 sur la porte d'entrée.
Si les meneaux, les pilastres et autres détails embellissent les extérieurs, on s'émerveillera davantage passé sous les arcades pour décourvir à l'intérieur un escalier menant aux salon d'honneur dont les rampes comme le plafond sont assez exceptionnels.
Une mairie probablement des plus insolites de Lorraine.
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mardi 19 mai 2009

Château classique de Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle)





Entre Lunéville et Rambervillers se trouve le domaine de Gerbéviller. Immense parc aux attraits paysagés importants, c'est aussi le lieu d'un château depuis le XIIème siècle. De cette époque il ne reste rien si ce n'est l'histoire qui a donné lieu à cet étonnant domaine.
Ainsi, aujourd'hui on peut admirer un château de style classique reconstruit dans les années 1920 avec les parties du château XVIIIème non détruites par la guerre. Le château en soi n'est donc pas le clou de Gerbéviller même si son intérêt est certain. C'est surtout la chapelle palatine, le pavillon XVIIème (en briques de style Louis XIII) et le dernier nymphée de France du XVIIème siècle qui nous soit parvenu qui donnent son exception au lieu. L'ensemble est agrémenté d'un parc ouvert au public qui permet d'admirer tous ces trésors mais aussi de profiter de jardins plus confidentiels.
Au delà du château à l'histoire prestigieuse, Gerbéviller est avant tout un ensemble architectural d'exception où il fait bon flâner.
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Villa Bergeret à Nancy (Meurthe-et-Moselle)






Autre manifeste de l'Ecole de Nancy, la Villa Bergeret est un édifice Art Nouveau qui ne s'offre pas au premier venu puisqu'elle se niche avec prestance derrière l'église Saint-Pierre au sein de la rue Lionnois. Si proche de l'hôpital central, on peut prendre le temps d'un léger détour et s'offrir un édifice majeur pour les yeux.

Construite en 1903 sous les traits du célèbre architecte Lucien Weissenburger, la villa d'Albert Bergeret illustre certes la richesse de cet imprimeur de l'époque mais aussi le pari osé de déployer les formes novatrices de cet art qui trouve alors à Nancy plus qu'un terreau fertile, une terre de création.
Démonstration de force où l'architecture est soutenue par le vitrail, le travail d'ébéniste ou la ferronerie, cette villa est une étoile de pierre de plus dans la constellation nancéienne.
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dimanche 17 mai 2009

Ancienne Banque Renauld (aujourd'hui BNP-Paribas) à Nancy (Meurthe-et-Moselle)







Nancy étant un des haut lieu du monde de l'Art Nouveau avec son école qui a donné le LA à ce style en France il n'y a rien d'étonnant à ce que la ville compte de nombreux immeubles témoignant de ce savoir faire. Cela étant dit c'est toujours un plaisir de lever les yeux et de s'arreter sur un immeuble comme c'est le cas de celui qui fait l'angle entre la rue Saint-Jean et la rue Chanzy donnant sur la place Maginot. Les architectes Emile André et Paul Charbonnier sont à l'origine de cette oeuvre architecturale qui doit alors devenir la Banque Renauld (commanditaire de l'ouvrage) en 1910. Si les intérieurs ont perdu une partie de leur éclat, la salle des coffres reste une exception (ouverture aux journées du patrimoine) et les façades comme la toiture détonnent même dans l'Art Nouveau lorrain avec cette tourelle presque germanisante dans une ville qui était alors l'expression de l'excellence française. Un beau détour qui n'en est pas un puisqu'il suffit de lever les yeux dans une artère commerçante du centre de Nancy.

Plus de renseignements :
http://lartnouveau.com/artistes/andre/banqure_renauld.htm
http://claude.fourcaulx.free.fr/mon_hist/42.htm
http://www.patrimoine-de-france.org/richesses-59-16800-118834-M124353-288460.html