samedi 31 janvier 2009

Château classique d'Autigny-la-Tour (Vosges)






Dans l'ouest des Vosges, à quelques kilomètres de Neufchâteau, Autigny-la-Tour montre fièrement son château.
Ancien fief féodal, Autigny-la-Tour n'a pas conservé la tour qui faisant office de maison forte au village et qui lui a probablement ajouté son complément de nom. Mais le site a toujours été occupé par un édifice et celui qui s'offre à nous a été bâti à la renaissance même si cela est peu visible. En effet la bâtisse a été peu à peu remaniée pour être complétement revue au XVIIIème siècle pour devenir ce bel édifice classique agrémenté de sa terrasse et de son parc.
Résidence de l'illustre famille Du Châtelet durant plusieurs siècles, le château a aussi abrité la famille de Gondrecourt qui lui a donné son aspect actuel. C'est aussi au XVIIIème siècle qu'Autigny-la-Tour est élevé en comté et connaît son apogée bien que dès le règne de Charles III, le château est de toute importance pour la cour de Lorraine.
Loin d'être endormi aujourd'hui, Autigny-la-Tour est un beau château entièrement restauré et accessible à la visite tout comme au séjour. Un weekend ou une semaine, la découverte des environs est aussi agréable que le bien-être en ces lieux.

Plus de renseignements :
http://www.chateau-autigny.com/

jeudi 29 janvier 2009

Château composite d'Onville (Meurthe-et-Moselle)





Onville, dans la belle vallée du rupt de Mad, est un petit village ou de vieilles maisons méritent attention. Parmi elles s'est glissé un château plutôt étonnant.
Bâtisse du XVIIIème siècle, ce château a été endommagé au cours de la première guerre mondiale. Peu après il a été restauré et certaines parties reconstruites dans le style d'alors, dans les années 1920. Finalement les deux architectures coexistent avec harmonie en formant un bel ensemble qui offrent une cour ouverte sur la rue.
Non visitable, cet édifice est aujourd'hui une maison de retraite et s'admire depuis la rue.

Plus de renseignements :

Château classique de Bayonville-sur-Mad (Meurthe-et-Moselle)




Visible depuis la route entre Bayonville-sur-Mad et Onville, ce château n'est pas le plus ancien du village. Cependant il attire l'attention par sa position dominante sur la vallée.
Peu d'informations sur cet édifice sinon qu'il a probablement était construit dans la seconde moitié du XIXème siècle sur un modèle d'organisation classique malgré son époque de construction.
Plutôt sobre dans son ensemble, ce château est assez proche de la grande demeure et arbore une certaine élégance.
Non ouvert au public il est largement visible depuis l'espace public lors d'un passage comme d'une belle randonnée!

mardi 27 janvier 2009

Maison du Marchand à Lunéville (Meurthe-et-Moselle)





Au coeur de la vieille ville de Lunéville, entre le château des Lumières et l'église Saint-Jacques, se trouve la somptueuse maison dite du marchand.
Cette demeure, immeuble de style classique du XVIIIème siècle, surprend par sa décoration un peu atypique pour l'époque. Au delà du style rocaille plus conventionnel, on retrouve des croissants islamisants ou des plumes indiennes. Evoquant les pays des épices, les décorations de ces façades montrent de façon ostentatoire la réussite financière de son propriétaire d'alors.
On peut supposer qu'il s'agissait du fournisseur en épices de la cour de Lunéville sous le règne de Stanislas d'où sa réussite économique et ses décorations architecturales même si rien n'est sûr en ce domaine.
Cette demeure est sans doute l'une des plus remarquable de Lunéville et mérite toutes les attentions du passant car chaque détail est un raffinement dans un pierre de grès rose pourtant rude mais finement travaillée.

Plus de renseignements :
http://www.luneville.fr/decouverte/monuments/maison-du-marchand/

lundi 26 janvier 2009

Porte de Metz à Toul (Meurthe-et-Moselle)






Toul, ville entièrement fortifiée par Vauban et ses successeurs a su conserver sa ceinture de pierres. Naturellement, plusieurs portes sont encore offertes au passant. Parmi celles-ci, la Porte de Metz est l'exemple le plus imposant et le mieux conservé dans son état d'origine.
Bâtie au XVIIème siècle sur les plans de Vauban, la porte de Metz tire son nom du fait qu'elle est orientée vers la ville du même nom, un des trois évêchés déjà français à l'époque avec Verdun et... Toul!
De fait elle un élément important du dispositif défensif et si elle a perdu son pont levis le système pour l'actionner existe toujours.
Le classicisme si cher à Louis XIV est sobrement adapté avec les frontons et la symètrie bien respectée.
Un temps abri du commissariat la porte semble avoir été vendue mais est toujours vide actuellement. Il est un peu regrettable que cette porte ne soit pas restée publique et ne joue pas un rôle dans la découverte des remparts qui pourraient ainsi reformer un ensemble uni à parcourir sans grande discontinuité. Cepedant le passage sous la porte reste public!
Les remparts ont dans l'ensemble étaient bien restaurés ces dernières années mais cette partie reste encore à valoriser. Nul doute que cela viendra car le site est une partie intégrante des remparts mais aussi de la ville qui assume un bel héritage.

Plus de renseignements :
http://mirabelle.lorraine-cafe.fr/?post/2008/11/14/Promenade-sur-les-remparts-de-Toul-%3A-autour-de-la-Porte-de-Metz
http://www.ot-toul.fr/PDF/vieillevilleF.pdf

dimanche 25 janvier 2009

Toul, Des Leuques à l'évêché... (Meurthe-et-Moselle)






Toul, à l'ouest de Nancy, est une ville qui peut évoquer beaucoup de choses, du vin à l'armée, des fortifications à l'évêché. Ces évocations dans l'imaginaire des lorrains et parfois au delà (Côtes de Toul...) sont le produit de l'histoire d'une ville apparut il y a plus de 2000 ans, alors encore celte et captitale des Leuques puis gallo-romaines. La ville traverse ensuite le Moyen-Âge de façon prospère notamment du fait qu'elle soit un des trois évêchés lorrains indépendants (même du duché de Lorraine!).
De toutes ces gloires passées, malgré la suprématie de Nancy depuis et en dépit de périodes économiquement plus difficiles, Toul se savoure pierre par pierre...
Alors il n'y a pas de parcours impératif à suivre mais de belles façades à ne pas oublier!
On notera déjà que la ville, de prime abord, est encerclée de ses remparts, en grande partie édifiés par Vauban dans leur aspect actuel avec une partie en eau. Il ne faut pas non plus passer à côté de la cathédrale Saint-Etienne que ce soit pour l'édifice comme pour son cloître, le second cloître gothique de France par sa taille!
Mais la visite ne peut s'arrêter là car les remparts et la cathédrale sont la partie émergée du patrimoine toulois.
A côté de la cathédrale, le magnifique Hôtel de Ville de style classique qui fut le palais épiscopal de la ville avant le transfert de l'évêché à Nancy en 1766, mérite un arrêt, véritable château en ville.
Ensuite c'est le défilé dans les ruelles tortueuses du vieux Toul. Sur des contours urbains géométriques dessinés par Vauban, le coeur de la ville est lui issu de l'évolution des rues médiévales étroites et pittoresques. De fait, à chaque tournant c'est une surprises souvent inattendue.
Au delà de la collégiale Saint-Gengoult ou de la belle fontaine classique, on trouve un défilé de façades qui remontent jusqu'au XVème siècle. Si le XVIIIème siècle domine, il est courant de trouver des façades des XVIIème et XVIème siècles dont le style renaissance est remarquable et raffiné. De temps à autre des portes à trilobé rappelent le XVème siècle siècle et un Moyen-Âge encore présent dans ces rues. D'hôtels particuliers secrets en anciennes chapelles ou maisons renaissances, les rues de Toul méritent une attention d'observation à chaque coin.
On regrettera simplement qu'une bonne partie des édifices les plus remarquables, et ils sont nombreux, ne bénéficie pas des soins de leurs propriétaires en plus d'être défigurés par les malheureux volets roulants et fenêtres PVC grossières... Mais l'esprit patrimoine, architecture, histoire et caractère demeure. La restauration d'une partie des remparts et de la cathédrale laisse espérer un renouveau de ce patrimoine remarquable dans une ville de caractère.
Toul est une ville incontournable en Lorraine et sa visite peut durer des heures si l'on est curieux et attentif à ses façades comme à ses grands édifices!

Plus de renseignements :
http://www.ot-toul.fr/

Château classique de Vernéville (Moselle)






Au sud-ouest de l'agglomération de Metz se trouve Vernéville. Village déjà ancien, il est né d'un domaine féodal vraisemblablement.
En effet, dès le Moyen-Âge un château était dressé sur les terres de Vernéville et le seigneur développa ses terres qui virent naître le village.
Les parties communes témoignent encore de ces périodes plus anciennes bien que fortement remaniées au XVIIème siècle.
Le corps central du château qui se dresse au coeur de village arbore une architecture du XVIIIème siècle d'où sa symétrie classique typique de cette période. Cependant son haut toit nous rappelle plutôt le XVIIème siècle ce qui supposerait que seules les ouverture des façades auraient été remaniées au XVIIIème siècle.
Il y a quelques années encore le château abritait un centre d'adaption et de soins mais depuis il a était vendu en appartements et n'est donc pas ouvert à la visite.
Mais un passage par Vernéville permet aisément de contempler l'ensemble!

mardi 20 janvier 2009

Maison Forte Renaissance à Doncourt-lès-Conflans (Meurthe-et-Moselle)






Sur le plateau qui domine l'ouest de la vallée de la Moselle l'histoire est bien plus ancienne que celle de l'épopée des mines qui semble dominer les esprits. Si chaque période a amené son patrimoine, ce secteur ne semble pas, de prime abord, être susceptible de renfermer nombre de richesses de siècles plus lointains. Pourtant, en passant par Doncourt-lès-Conflans, on se surprend à voir, au centre du village, une maison de style renaissance qui semble bien dater du XVIème siècle.
Enrichie de meneaux comme d'une très belle porte, la bâtisse a pourtant encore des allures de maison forte malgré un effort certain de raffinement qui caractérise la rensaissance naissante.
En passant sur cette grande route qui va de Metz à Briey en passant par Jarny, un petit arrêt à Doncourt-lès-Conflans peut donc révéler de jolies surprises!

Château composite Fabert de Moulins-lès-Metz (Moselle)






Il est des château qui, à force de les considérer dans le paysage urbain classique, ne gagnent plus l'attention des passants. Le château Fabert de Moulins-lès-Metz est de ceux-là. Utilisé comme salle des fêtes (quel bonheur pour ceux qui en profitent!), il est au coeur du centre ancien de Moulins, au sein de la banlieue sud de l'agglomération messine.
Pourtant, à y regarder de plus prêt, cet édifice a fière allure, de belles proportions et une architecture composite bien intéressante.
Bâti aux XVème et XVIème siècles, le château arbore un style encore bien médiéval tout en bénéficiant d'apport de la renaissance naissante en Lorraine comme les fenêtres à meneaux. Les corps de bâtiments formant un U, ils ont cependant perdu leurs fossés mais attirent l'attention par leur élévation à 2 voire 3 niveaux. Modifié en partie au XIXème siècle, le château n'a pas perdu de sa superbe même dans un matin un peu brumeux d'hiver. Un véritable château au coeur de Moulins-lès-Metz à ne pas manquer sur la route du sillon mosellan.

Plus de renseignements :
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-61-17564-124435.html

Château renaissance de Moyeuvre-Grande (Moselle)




Moyeuvre-Grande, à la croisée de l'Orne et de la Conroy, est une ancienne cité minière et industrielle dont cette seule image a subsisté. Outre le fait que la ville s'est grandement rénovée depuis 20 ans, outre le patrimoine à la charnière des XIXème et XXème siècles qui mérite le regard, la ville a su conserver un château datant des prémices du XVIIème siècle, bien avant l'épopée industrielle emballée sans pour autant ignorer les richesses du sol.
Au coeur de la citè, à côté de l'église, le château de Moyeuvre se montre au passant et intrigue par sa prestance. De style renaissance tardif, on ne peut pas y détecter clairement le début du classicisme malgré les remaniements des siècles suivants.
A l'origine, il n'y avait pas de château féodal mais c'est bien les débuts de l'industrie, dès le XVIème siècle, qui ont justifié l'élévation de cet édifice! C'est Louis de Bettainvillers, amodiataire de Moyeuvre de 1596 à 1612, qui fit construire ce château de 1598 à 1616 sur des débuts amorcés probablement par son père. Toujours lié au pouvoir financier que donnaient les forges de Moyeuvre, ce château changera de propriétaires au fil du développement de Moyeuvre en cités minière et industrielle. C'est la famille De Wendel, la plus connue des industriels de Lorraine, qui l'acquiert et le transforme en hôpital des forges en 1907. L'architecture extérieure est conservée jusqu'à nos jours malgré des rajouts arrières fort regrettables. L'hôpital est toujours en fontionnement actuellement et porte toujours le nom "d'Hôpital des Forges".
La porte de la bâtisse est en soi un bijoux de pierre dont le château est l'écrin et sa beauté s'offre toujours à nous... il suffit de se promener dans Moyeuvre-Grande!

Plus de renseignements :

lundi 19 janvier 2009

Marché couvert de Saint-Mihiel (Meuse)






Il trône au coeur de Saint-Mihiel, de 44 mètres de long sur 12 de large, depuis 1900, c'est le marché couvert de la ville.
Remplaçant la halle du XVIème siècle qui existait à cet endroit, ce marché répondait à un véritable besoin tout en montrant ostentatoirement une architecture novatrice dans le goût de la belle époque, alliant les aspects de pierres et de briques et l'ingéniosité du fer laminé.
Sur un concours d'architectes, le marché qui sera construit est fait de briques polychromes formant des motifs géométriques qui animent un décor tracé par les poutres de fer. Dans les coins le détail est poussé avec de la céramique vernissée imitant des chutes de fruits et légumes.
Une fontaine est placée au pied et au centre de la façade principale et anime un peu plus un bâtiment élégant et remarquable au coeur de Saint-Mihiel.

Plus de renseignements :
http://www.otsi-saintmihiel.fr/DemeuresAnciennes.htm