lundi 24 février 2014

Journée d’études "La menuiserie dans l’architecture Lorraine" le samedi 22 mars à Neufchâteau (Vosges)




    



La prochaine journée d’études du Comité d’Histoire Régionale, organisée en partenariat avec Maisons Paysannes de Lorraine, aura pour thème « La menuiserie dans l’architecture Lorraine ». Elle se déroulera le samedi 22 mars 2014 à Neufchâteau.
Programme de cette journée :
09H15 - Accueil
09H30 – Introduction à la menuiserie dans l’architecture lorraine par Francis POYDENOT, architecte retraité
10H00 –  Les meubles en bois des Vosges méridionales entre 1650-1790 étudiés au travers des inventaires après décès parCatherine ZELLER, Chercheur au Service Régional de l’Inventaire du patrimoine culturel
10h30 Questions
10H45 – Problématiques de restauration de menuiseries extérieures anciennes par Camille ANDRE, Architecte du patrimoine
11H15 – Restauration et restitution de menuiseries anciennes (portes, fenêtres, volets) du  XVIIe au début du XXe siècle parPierre FAUVET, Menuisier
12H15 : Déjeuner libre, compte-tenu de l’affluence possible nous vous invitons à effectuer une réservation auprès du restaurant de votre choix
14H00 – Conservation-restauration de menuiserie d'une ferme vosgienne du début du XIXe siècle, canton de Saint-Dié-des-Vosges par Sébastien MILLEVILLE, Restaurateur du patrimoine 
15h15 - Questions
15H30 – Visite de l’ancien tribunal, de l’église Saint-Christophe et de maisons (dans la limite des places disponibles)

La participation à cette journée est gratuite. Nous vous prions de bien vouloir demander le bulletin d’inscription via les coordonnées ci-dessous pour le 17 mars au plus tard.
Nous attirons votre attention sur le fait que le nombre de participants aux visites de l’après-midi est limité à 40. Les inscriptions se feront dans l’ordre d’arrivée.


Contact :
Comité d'Histoire RégionaleConseil Régional de Lorraine
Place Gabriel Hocquard - BP 81004
57036 METZ CEDEX 1
Tél : 03 87 31 81 45
Courriel : chr@lorraine.eu
Site Internet : http://chr.lorraine.eu

vendredi 17 janvier 2014

Metz, candidate à l'UNESCO : dossier terminé!






Cela fait bientôt 10 ans qu'on en parle, cela fait presque 4 ans que le dossier est vraiment en cours d'élaboration mais ça y est, Metz est officiellement candidate au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce n'est plus un simple voeux pieu mais un dossier bien ficelé qui permet à la cité de rejoindre la liste des sites retenus par la France pour être présentés au classement à l'UNESCO.

Si les sites candidats sont nombreux, si le chemin peut être encore long, aujourd'hui la ville est prête et peut à tout moment être retenue.
Et si parfois c'est long on peut aussi imaginer qu'avec une ministre de la culture en poste présente dans la ville et un ancien ministre de la culture qui y est encore souvent, le coup de pouce politique n'est pas si inespéré, en tout cas espérons!

Metz présente en effet un patrimoine bâti remarquable au sein d'un vaste ensemble urbain qui oscille entre cohérence (pierre de Jaumont, architecture classique...) et contrastes ( quartiers germaniques...) qui a relativement peu souffert des guerres (par contre resteront les pertes irremplaçables de la période "Raymond Mondon", véritable tragédie culturelle et patrimoniale) et possède de nombreuses qualités. Mais comme des cathédrales gothiques ou des places classiques sont déjà nombreuses dans les classements UNESCO Metz envisageait autrefois de proposer le classement de ses quartiers issuent de l'annexion allemande, mélangeant empreintes germaniques mais aussi européennes. Cela aurait eu l'originalité aussi de mettre en valeur le patrimoine laissé par l'occupant, là où parfois on a tendance à l'oublier voire à le détruire?

Mais Metz est riche d'une histoire prestigieuse depuis 2000 ans et finalement c'est un peu l'ensemble de ses joyaux qui risque de se retrouver classé un jour car l'UNESCO a mis en avant la cohérence du développement urbain historique de la cité messine. De la cathédrale gothique entourée d'un écrin classique jusqu'à la gare, de l'oeuvre de Blondel à l'urbanisme de la Belle Epoque allemande, l'axe est à priori mis sur les transformations de la ville, aussi bien par les français (places d'Armes, de la Comédie, hôtels particuliers...) que par les allemands (gares, temple neufs, immeubles cossus...).

C'est donc bien l'héritage de Metz, ville inclassable aux riches facettes, que l'UNESCO pourrait un jour choisir.
La reconnaissance d'une ville qui est un grand foyer de culture et d'architecture encore trop ignoré (même si ça s'améliore) mais aussi l'occasion d'augmenter la dimension touristique de la ville déjà boostée par le Centre Pompidou, le label Ville d'Art et d'Histoire et la proximité de Nancy, Lonwy ou Luxembourg qui possèdent déjà le précieux label.

Plus de renseignements :
http://www.metz.fr/actus/2014/140114_metz_unesco.php
http://lorraine.france3.fr/2014/01/17/metz-au-patrimoine-de-lunesco-le-dossier-avance-396217.html

lundi 6 janvier 2014

Le pillage autorisé du patrimoine français et l'exemple de Joinville (Haute-Marne)




Le Parisien / Aujourd'hui en France a réalisé un article complet sur le pillage du patrimoine français par les intérieurs ce lundi 6 janvier 2014. Un dossier intéressant sur un sujet assez peu abordé dans lequel le cas de Joinville en Haute-Marne est évoqué aussi bien pour les dégâts qui s'y trouvent que pour les actions mises en place pour lutter contre ce fléau lié à la paupérisation des centres historiques des petites villes.

Travaillant dans cette ville au quotidien et sur le sujet je n'ai donc pas pu résister à l'envie de vous en faire partager la situation.

Cela dit le constat peut être fait à Toul, Saint-Mihiel, Rambervillers, Mirecourt... et des actions seraient là aussi plus que nécessaires, ne parlons pas du patrimoine rural.


Il y a également une vidéo disponible sur le site du journal :
http://videos.leparisien.fr/video/alerte-au-pillage-des-demeures-historiques-06-01-2014-x199ul7


Pour retrouver l'intégralité de l'article :
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-patrimoine-francais-06-01-2014-3465227.php

Et le zoom sur Joinville :
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/a-joinville-tresors-perdus-tresors-sauves-06-01-2014-3465237.php

dimanche 5 janvier 2014

Eglise médiévale Saint-Pierre et Saint-Paul à Morhange (Moselle)






Petite bourgade entre Saulnois et nord-est mosellan, Morhange mérite un détour et offre quelques curiosités intéressantes. Parmi elles il y a l'église paroissiale située au coeur de la ville.

Reconstruite au XVème siècle suite à un incendie, elle offre un bel exemple du style gothique rayonnant avec même une apparition du gothique flamboyant sur une chapelle latérale droite probablement ajoutée au XVIème siècle comme certaines voûtes nervurées également visibles.

Rénovée en 1889, sous l'annexion allemande, elle garde toutefois son authenticité même si la chaire à prêcher ou certains éléments de décors témoignent bien de la fin du XIXème siècle.
On notera aussi de nombreuses oeuvres d'art d'intérêt (retable, statues...) à découvrir.

Plus de renseignements :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=57483&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%2857483%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morhange_(Moselle)

vendredi 3 janvier 2014

Vestiges du château médiéval de Bouconville-sur-Madt (Meuse)






Au sud-est de Saint-Mihiel, Bouconville-sur-Madt compte une exploitation agricole où les vestiges d'un château médiéval sont encore visibles.

Ni protégé ni répertorié on trouve assez peu d'informations à son sujet.

L'ouvrage de l'abbé Choux "Dictionnaire des Châteaux de France - Lorraine" apporte tout de même des informations intéressantes :
"Le fief de Bouconville appartint à une branche comtale de Bar, la lignée des sires de Bar-Pierrefort. Le premier du nom, Pierre 1er de Bar (1300-1348) était un frère du comte Henri III. Au château de Bouconville, son fils Henri (1348-1380) fonda une chapelle desservie par des chanoines. C'est à Bouconville que le dernier de la lignée, Pierre II de Bar, se réfugia en 1380 : le terrible damoiseau de Pierrefort, aventurier belliqueux, intriguant et pillard, poursuivi par ses ennemis coalisés, y fut forcé comme une bête traquée et périt sous les coups à la fin d'octobre 1380 le jour de la bataille dite de Bouconville."

Voilà pour l'histoire, côté construction on voit un ancien château de plan carré en terrasse flanqué de quatre tours rondes et entourés de fossés.

Aujourd'hui on distingue encore très nettement la porte d'entrée et le mur de la façade principale. Le reste du site est occupé par l'exploitation agricole organisée en plan carrée comme l'était l'ancien château. Peut-être qu'il y reste d'aurtres éléments à l'intérieur. Les vues aériennes confirment bien la persistance de l'ancien château sur le site, même du point de vue topographique.

Dommage que ce patrimoine médiéval reste sans protection. Pour le moment, une partie nous est parvenue mais l'avenir n'est pas toujours certain.