jeudi 19 janvier 2012

Un appel aux dons pour la restauration de l'orgue de l'église de Marange à Marange-Zondrange (Moselle)







Depuis le 30 août 2011, la restauration de l’orgue de Marange a enfin débuté. Confiés par le Conseil de Fabrique à la manufacture d’orgues Bauer, de Sarralbe, les travaux prendront fin en février 2013. L’orgue de Marange ne fonctionne plus depuis 1965. Il a été remplacé par un orgue électronique qui ne peut avoir aucune qualité sonore ou patrimoniale. La paroisse va donc retrouver d’ici 14 mois le fleuron de son patrimoine, qui est aussi l’un des rares monuments historiques du canton.
La Fabrique lance à cette occasion une opération de mécénat pour vous rendre acteurs de ce grand projet. Devenez dès à présent parrain ou marraine de l’un des tuyaux neufs de l’orgue, et immortaliser votre nom, celui de votre famille, celui d’un proche, ou rendez hommage à un être cher disparu en faisant graver ce nom sur l’un des tuyaux. La Fabrique est habilitée à vous délivrer un reçu fiscal : 66 %
de votre don est déductible de vos impôts lors de votre prochaine déclaration. A titre d’exemple, si vous souhaitez donner 50 €, votre don ne vous coûtera en réalité que 17 €. Pour donner réellement 50 €, vous pouvez ainsi inscrire un don de 150 €, qui correspondra, après déduction fiscale, à 51 € effectifs.
Les dons les plus généreux parraineront les tuyaux les plus grands, et chaque donateur sera invité à voir son tuyau gravé le jour du remontage de l’orgue. Pour parrainer un tuyau, il vous suffit de remplir le bulletin ci-dessous ! N’hésitez pas à le faire savoir autour de vous aux personnes originaires de Marange-Zondrange et Hallering ayant quitté la région ou à toute personne susceptible de soutenir la renaissance de ce monument appartenant à tous.

Vous pouvez envoyer vos dons aux coordonnées ci-dessous (chèque à l’ordre du Conseil de Fabrique de Marange-Zondrange-Hallering) :
Conseil de Fabrique, chez Alexandre BURTARD, 14 rue de Hallering 57690 MARANGE-ZONDRANGE

Histoire de l'orgue :
L'instrument a été construit en 1866-1867 par un facteur d’orgues mosellan, Joseph Géant. Cet artisan, qui a eu une importante production, était un voisin, puisqu’il vivait et travaillait à Haute-Vigneulles. La plupart de ses œuvres ont été soit détruites, soit profondément transformées. L’orgue de Marange est donc à ce
jour le témoin le plus authentique et le mieux préservé de la production de Joseph Géant. Si l’orgue a été régulièrement entretenu à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, il n’a toutefois jamais fait l’objet de gros travaux, ce qui l’a sauvé de toute transformation regrettable.
Avec 20 jeux, on peut aussi souligner que cet orgue est un instrument assez conséquent pour une petite paroisse comme Marange. Le choix de la composition montre l’intérêt de Joseph Géant pour les innovations techniques de son temps, et une certaine connaissance de la facture parisienne. C’est en raison de ces différents éléments que la Fabrique de l’église, propriétaire de l’orgue, a pu obtenir le classement Monument historique de l’orgue en 2003, grâce à un très important dossier administratif et patrimonial mené pour le compte de la Fabrique par l’organiste et la Direction régionale des Affaires culturelles de Lorraine.

mercredi 18 janvier 2012

Nancy et ses lumières à l'honneur du dernier numéro de VMF (Vieilles Maisons Françaises)







Le magazine VMF (Vieilles Maisons Françaises), premier tirage européen consacré au patrimoine architectural, consacre son dernier numéro à la ville de Nancy.

Renaissance, siècle des Lumières, Art Nouveau mais aussi Art Déco, Jean Prouvé ou chartreuse de Bosserville, le magazine aborde, dans une présentation étonnante et élégante, le patrimoine architectural et urbain de la cité ducale sous un angle novateur sans oublier l'essentiel. Une occasion de redécouvrir une ville qu'on ne se lasse pas de parcourir.
Le magazine qui paraissait tous les 3 mois va désormais paraître tous les 2 mois et, alors qu'il traitait le patrimoine par département, il a décidé d'éditer certains numéros avec pour thème une ville au patrimoine riche. NANCY est l'heureuse élue pour le premier numéro de cette formule.

Vous trouverez ce magazine dans de nombreux kiosques et vous pourrez aussi le commander par internet en allant sur ce lien :
http://www.vmfpatrimoine.org/index.php?option=com_content&view=article&id=40&Itemid=67&lang=fr

Voilà de quoi valoriser la Lorraine à l'échelle nationale et nous comptons sur vous pour le faire savoir!

jeudi 12 janvier 2012

Eglise Sainte-Croix de Lorry à Lorry-Mardigny (Moselle)







Village du du Pays Messin, Lorry fait partie de la commune de Lorry-Mardigny qui se niche dans des collines en marge Est de la vallée de la Moselle.

Le village possède une église fortifiée dédiée à la Sainte-Croix.
Construite au XIIème siècle dans sa forme initiale elle était alors de style roman dont témoigne encore ce qui est aujourd'hui le choeur.
Progressivement l'édifice va connaître des agrandissements successifs, du XIIIème au XVème siècle. C'est aussi durant cette période que bretèche et archère viennent compléter un dispositif de fortification de cette église qui se trouve alors sur une frontière en tension entre l'évêché de Metz auquel elle appartient et les duchés,de Lorraine d'une côté, et de Bar de l'autre.
Après ces périodes où l'église du parfois souffrir, les siècles qui suivront seront plus calmes et permettront une rénovation de l'édifice avec certaines modifications.

Bien plus tard, en 1895, alors que le territoire est allemand, l'église a risqué de disparaître pour une plus grande mais sera finalement agrandie. C'est aussi de cette époque que datent le mobilier intérieur ainsi que les peintures décoratives.

Entourée de son cimetière, cette église pittoresque, classée monument historique, est un élément qui structure le paysage bucolique de ce secteur.

Plus de renseignements :
http://www.lorry-mardigny-patrimoine.fr/architecture/egl-ste-croix.html

dimanche 8 janvier 2012

Place Duroc à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle)







Si des places comme celles de Stanislas à Nancy ou de la Comédie à Metz témoignent d'un urbanisme planifié d'un seul tenant au siècle des Lumières, d'autres places en Lorraine constituent des ensembles remarquables pour la diversité et la qualité de leurs édifices qui, bien que variés, forment un ensemble harmonieux qui donne une impression d'unité. La place Duroc de Pont-à-Mousson est de celles-ci.

La ville de Pont-à-Mousson est connue pour son abbaye des Prémontrés, ses célèbres fonderies, parfois pour son université (la première créée en Lorraine) mais moins pour son patrimoine civil pourtant exceptionnel au premier rang duquel cette place fait belle figure. De forme triangulaire, ce qui la rend atypique, elle est aussi entièrement bordée d'arcades ce qui la rend homogène. Et pourtant c'est là le résultat de siècles d'évolutions architecturales dont on perçoit clairement les constructions depuis le XVIème siècle.
La place est plus ancienne (on y tenait foires et marchés dès le Moyen-âge) mais les édifices plus anciens n'ont pas conservé leur aspect médiéval. De la Renaissance on remarque notamment la maison dite des 7 pêchés capitaux mais elle n'est pas la seule. C'est le XVIIIème siècle qui semble le plus marquer cet ensemble aujourd'hui avec de nombreuses maisons, arcades et même l'Hôtel de Ville qui s'insère tout en se distinguant fièrement par son élévation imposante. Au XIXème siècle des façades plus éclectiques remplacent certaines constructions. Durant la seconde guerre mondiale la ville sera bombardée et une partie la place sera touchée. Heureusement tout ce qui pouvait être sauvé fut reconstruit à l'origine et seuls quelques immeubles durent être reconstruits mais l'urbanisme et l'architecture de la place furent respectés.

Il en résulte aujourd'hui une place remarquable qui porte le nom du maréchal Duroc, enfant de la ville qui y réalisa son école royale militaire à la fin du XVIIIème siècle avant d’être nommé grand maréchal du palais et duc de Friou.
Au centre de la place s'élevait à l'origine (XVIIIème siècle) une fontaine dite "Le Cruchon" qui fut remplacée par un kiosque à la fin du XIXème siècle avant de voir le retour d'une fontaine, inspirée de celle qui préexistait, en 1931. Celle-ci est le seul monument de France qui rend hommage aux ambulanciers volontaires américains qui servaient la France de l’Est entre 1915 et 1917.

Une place d'exception à découvrir d'autant plus que c'est un bon point de départ pour explorer le reste de la ville qui cache plus d'un joyau de pierre.

Plus de renseignements :
http://www.petitfute.com/adresse/etablissement/id/30558/la-place-duroc-et-la-fontaine-visites-points-d-interet-monuments-et-edifices-fontaine-pont-a-mousson

samedi 24 décembre 2011

Chapelle de la Commanderie des Templiers de Libdeau à Toul (Meurthe-et-Moselle) : UN APPEL AUX DONS POUR LA SAUVER







S'il reste quelques sites templiers en Lorraine, celui du Libdeau est le plus pur dans sa transmission. Il constitue un des seuls véritables exemples d'architecture templière de la région.

Située sur la commune de Toul, dans un petit écart sur la route en direction de Dieulouard, l'ancienne commanderie du Libdeau a été bâtie au XIIème siècle et aujourd'hui seule la chapelle nous est parvenue (encore que sa porte soit sauvée au musée lorrain de Nancy).
Cette dernière est cependant intéressante sur le plan historique et architectural en elle même et par la rareté relative qu'elle constitue dans le mouvement templiers en Lorraine.

Commanderie tournée vers la culture céréalière et qui avait une taille importante, aujourd'hui la chapelle qui témoigne de cette grandeur passée fait peine à voir. Utilisée comme entrepôt agricole à priori, elle est devenue annexe d'exploitation agricole et son état est loin d'être à la hauteur de l'histoire.

La chapelle de la Commanderie de Libdeau est véritablement en danger et son état est alarmant faute d'entretien. C'est déjà presque un miracle qu'elle soit encore debout aujourd'hui... et il faut faire en sorte qu'au moins elle soit sauvée et pourquoi pas mise en valeur. Sinon ce sera encore un morceau de l'histoire de notre région qui va mourir sous nos yeux.

Sa toiture s'est partiellement effondrée en 2011, et les intempéries menacent désormais l'édifice. Le préalable indispensable à la restauration est l'acquisition de la chapelle par l'association qui s'est constituée en 2011 pour la secourir.

Il reste 5000 euros à régler pour débuter ensuite le projet de restauration. C'est urgent. Tous vos dons, même les plus modestes, sont une aide importante pour l’association qui se mobilise.

Amis du patrimoine, nous comptons sur votre aide.

Vous trouverez toutes les informations sur le site et le projet et pourrez faire un don en ligne sur le lien ci-dessous :
http://chapellelibdeau.blogspot.com/

Après l’acquisition, si elle devient possible, un programme de restauration se mettra en place avec l’appui de la Fondation du patrimoine et de toutes les bonnes volontés.

Voici un beau projet à soutenir alors que débutent les fêtes de fin d’année.